A cheval entre la bureaucratie et le travail de terrain, le ministre des Mines de la République Démocratique du Congo (RDC), Louis Watum Kabamba vient de franchir une nouvelle étape ce jeudi 02 avril 2026 dans sa stratégie de réforme en profondeur en descendant au cœur même de l’appareil technique de ce secteur porteur de croissance. Objectif : diagnostiquer, écouter et impulser une nouvelle dynamique de performance au sein de deux institutions névralgiques, à savoir : 1) la Cellule Technique de Coordination et de Planification Minière (CTCPM) et, 2) le Cadastre Minier (CAMI).





CTCPM : immersion au cœur du cerveau stratégique
Première escale, au n°08/B, de l’avenue Luca Attanasio (ex avenue Mongala) dans la commune de la Gombe à Kinshasa, à deux pas de l’ambassade d’Italie, où se trouve le siège social de la CTCPM, véritable tour de contrôle des politiques minières nationales. Ici, pas de protocole figé : le Ministre Watum Kabamba privilégie le contact direct.
Bureau après bureau, service après service, tout est passé au crible. Échanges avec la délégation syndicale, discussions franches avec les cadres et agents, observation minutieuse des conditions de travail ; rien n’est laissé au hasard. Le message est clair : comprendre en profondeur pour mieux agir.
Dans une atmosphère ouverte, les préoccupations fusent : conditions de travail, outils techniques, efficacité administrative. En réponse, le patron aux Mines impose le cap : rigueur, discipline et résultats. Ses huit principes directeurs sont rappelés comme fondement d’une administration moderne, tandis que quatre valeurs cardinales sont mises en avant : patriotisme, pragmatisme, intégrité et méritocratie.
CAMI : transparence, redevabilité et modernisation en ligne de mire
Deuxième étape de sa visite d’itinerance, le CAMI, considérée à juste titre comme l’ambassade pour tour investisseur désireux d’entrer par la grande porte dans le secteur minier Congolais et pilier pilier de la régulation et de la transparence dans l’octroi des titres miniers et des carrières. Même exercice, même méthode et même exigence.
Ici, le Ministre LWK multiplie les échanges directs, écoute les doléances et pousse les discussions sans détour. La délégation syndicale expose, les agents témoignent, et l’autorité de tutelle répond avec fermeté : des solutions seront apportées, mais la responsabilité et la redevabilité seront désormais non négociables. Moment fort de cette séquence : la signature du livre d’or du CAMI, acte symbolique marquant l’engagement du Ministre de tutelle dans la transformation du secteur.
Dans la foulée, il découvre le nouveau bâtiment moderne situé au croisement du Boulevard du 30 juin et de l’avenue M’polo Maurice dans la commune de la Gombe. C’est un immeuble totalement rénové aux standards internationaux de R+7 et d’une superficie de 2.720m², composé des appartements et bureaux avec un parking sous-souterrain de plus ou moins de 25 véhicules et un autre parking extérieur. A en croire la Cellule de communication et presse du Ministère des Mines, ” c’est une infrastructure stratégique appelée à renforcer significativement les capacités opérationnelles de l’institution et dont l’entrée en service est imminente. ”
Une ligne politique assumée
D’une structure à l’autre, le discours reste constant, presque martelé : instaurer un climat de travail sain, restaurer l’efficacité administrative et aligner l’ensemble du secteur sur une vision claire. Celle du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, portée sous la coordination de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka.
Une réforme par le terrain
Plus qu’une simple visite, cette descente s’inscrit dans une démarche politique structurée : rapprocher le pouvoir décisionnel des réalités opérationnelles, briser les cloisonnements administratifs et faire de chaque structure un levier de performance.
De l’avis des observateurs du secteur minier congolais et des mandataires en Mines et carrières, ” avec cette approche de proximité et d’exigence, Louis Watum Kabamba imprime un nouveau style : celui d’une gouvernance active, ancrée dans le terrain et résolument tournée vers les résultats. ”
L’heure de la rigueur et de la transformation n’a t-il pas sonné dans ce secteur vital de l’économie congolaise ?
Dieudonné Buanali
