La RDC et le Kenya devraient régler à l’amiable l’affaire des médecins congolais établis au Kenya. Après un moment de tumultes et de confrontation judiciaire, la diplomatie tente régler la problématique et ainsi remettre au beau fixe les relations entre les deux pays, du moins concernant cette question. Une cinquantaine des médecins congolais établis au Kenya ont été privés de travailler, faute de permis valide. Le gouvernement de Nairobi avait refusé de renouveler leur licence et permis de travail. Une attitude qui avait déclenché une protestation des congolais jusqu’en justice au Kenya.
La voie diplomatique sera donc privilégiée entre Kinshasa et Nairobi concernant la problématique des permis de travail des médecins congolais, les deux parties ayant indiqué préférer un règlement à l’amiable. Une cinquantaine des médecins congolais établis au Kenya ont été privés de travailler, faute de permis valide. Le gouvernement de Nairobi avait refusé de renouveler leur licence et permis de travail.
Les avocats du gouvernement kényan et les avocats représentant les médecins ont indiqué au tribunal que des discussions de haut niveau ont été lancées entre les deux gouvernements concernant le travail de médecins congolais au Kenya.
Le juge chargé de l’affaire, intentée par des médecins congolais cherchant à contester le refus du gouvernement de renouveler leurs permis de travail, a été informé que les deux pays souhaitaient recourir à la voie diplomatique pour une solution au problème.
“Le président de la RDC Félix Tshisekedi a entamé des discussions avec son homologue kényan William Ruto, en vue de régler cette affaire à l’amiable », a déclaré l’avocat des médecins au tribunal.
Les deux pays ont ainsi évité de déclencher une crise diplomatique dans un contexte où le Kenya est souvent accusé par la RDC de faire preuve de sympathie avec les opposants congolais et les rebelles du M23 dont l’aile politique l’AFC avait été créée à Nairobi.
Le tribunal a également appris qu’une réunion entre les parties avait eu lieu à l’hôtel Safari Park le vendredi 30 janvier 2026.
Le juge a accordé aux parties un délai maximal de 90 jours pour conclure les négociations et faire rapport au tribunal.
Il faut rappeler que Cinquante médecins congolais avaient porté plainte en janvier de cette année après que le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, a refusé de renouveler leurs permis de travail et a ordonné aux établissements de santé qui les employaient de donner la priorité aux ressortissants kényans.
Les médecins ont fait valoir qu’en tant que citoyens d’un État membre de la Communauté d’Afrique de l’Est, ils ont le droit de travailler librement dans les pays partenaires. Plusieurs observateurs de la société kényane ont affirmé que le refus du gouvernement kényan était motivé par des mobiles politiques, puisque des médecins d’autres nationalités étrangères n’ont pas fait face à un quelconque refus de validation de leur permis de travail de la part du gouvernement du Kenya.
Patrick Ilunga
