Dans une Afrique en pleine recomposition économique et stratégique, la République démocratique du Congo affirme progressivement sa volonté de transformation structurelle, sous l’impulsion du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la mission d’imprégnation effectuée en Éthiopie par une délégation congolaise de haut niveau, conduite par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda.

Cette visite officielle, centrée sur le secteur des infrastructures, traduit concrètement les orientations du Chef de l’État, qui a fait de la modernisation des infrastructures un pilier de son action publique. Routes, énergie, urbanisme et gouvernance des projets structurants constituent désormais des leviers stratégiques pour soutenir la croissance, renforcer l’intégration nationale et améliorer les conditions de vie des populations.
Une mission guidée par la vision présidentielle
Autour du ministre John Banza Lunda, la délégation congolaise comprenait notamment Joe Dumbi Kabangu, conseiller spécial du Président de la République, Madeleine Nikomba Sabangu, présidente de la Commission Infrastructures du Sénat, ainsi que les dirigeants des principales agences d’exécution : l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), l’Office des routes, l’OVD, et le Fonds national d’entretien routier (Foner).
À Addis-Abeba, les échanges avec les autorités éthiopiennes ont mis en lumière des choix politiques forts, assumés au plus haut niveau de l’État éthiopien. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa Geleta, a notamment présenté le barrage de la Renaissance, projet emblématique de souveraineté économique, financé intégralement sur fonds propres et affichant une capacité de production de 5.150 MW.
Pour la RDC, dotée d’immenses ressources naturelles mais confrontée à des défis de gouvernance et de financement, cette expérience constitue une source d’inspiration directe, en droite ligne de la vision du Président Tshisekedi : transformer le potentiel en richesse réelle par une planification rigoureuse et une exécution efficace.
John Banza Lunda, cheville ouvrière de la mise en œuvre
« Nous sommes ici pour nous inspirer du modèle éthiopien », a déclaré John Banza Lunda, rappelant que cette mission répond aux instructions précises du Chef de l’État. Le ministre a insisté sur la nécessité d’adapter ces bonnes pratiques au contexte congolais, notamment en matière de structuration institutionnelle, de passation des marchés publics et de suivi des projets. La visite du réseau routier éthiopien — passé de 27.000 à près de 100.000 km, financé à 80 % par des ressources nationales — a particulièrement retenu l’attention de la délégation. Un exemple qui conforte l’option congolaise d’un financement endogène des infrastructures, soutenu par des mécanismes nationaux solides.
Le Foner au cœur de la réforme et de l’action de terrain
Cette mission revêt une importance stratégique particulière pour le Fonds national d’entretien routier. Son Directeur général, Pierre Bundoki Ndongala, y voit une opportunité majeure d’imprégnation afin d’accélérer les réformes engagées au sein du Foner. Bras financier du secteur routier, le Foner joue un rôle central dans la mise à disposition des ressources nécessaires aux agences d’exécution telles que l’OVD, l’OVDA, l’Office des routes et l’ACGT.
À l’horizon 2026, le Foner ambitionne de renforcer significativement son impact sur le terrain : amélioration de la traçabilité des fonds, financement plus régulier des travaux, et meilleure coordination avec les agences techniques. Le modèle éthiopien, fondé sur une forte mobilisation des ressources internes et une exécution rigoureuse, offre des enseignements précieux pour atteindre ces objectifs.
Vers une coopération africaine pragmatique
Le ministre éthiopien de l’Urbanisme et des Infrastructures, Yetemgata Asrat, a plaidé pour un partage d’expériences accru entre pays africains, soulignant que les défis infrastructurels du continent appellent des réponses concertées. Dans cette optique, John Banza Lunda a annoncé l’invitation prochaine d’experts éthiopiens à Kinshasa, afin de renforcer les capacités locales.
Au-delà d’une simple visite d’étude, cette mission illustre une méthode de gouvernance impulsée par Félix-Antoine Tshisekedi : leadership stratégique au sommet, ministres responsabilisés dans l’exécution, et institutions financières comme le Foner mobilisées pour transformer les orientations politiques en réalisations concrètes.
À terme, cette synergie pourrait accélérer la modernisation des infrastructures congolaises et ouvrir la voie à un développement durable, au bénéfice de l’ensemble de la nation.
José-Junior Owawa
