« Les droits humains ne sont pas un idéal lointain, ils sont une feuille de route quotidienne pour chaque Congolaise et chaque Congolais. » C’est par cette phrase forte que le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a ouvert son message vidéo diffusé jeudi 27 novembre à Kinshasa. Un message au ton ferme, qui marque la volonté du gouvernement congolais de sévir davantage face aux violences et aux violations des droits humains constatées dans les zones minières.


Le ministre annonce l’adoption d’une politique de « tolérance zéro » et appelle à une mobilisation nationale pour mieux protéger les communautés vivant autour des sites d’exploitation — des communautés où les femmes restent, selon lui, « les premières et les plus vulnérables victimes ».
Mbemba Kabuya insiste sur l’urgence d’agir et promet la poursuite systématique des auteurs d’abus, affirmant que la défense de la dignité humaine doit devenir une priorité quotidienne et un engagement partagé par l’ensemble des Congolais.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par le lancement d’une nouvelle campagne baptisée « STOP VIOLENCES ACTIV16 », déployée simultanément à Kinshasa, Lubumbashi et Kolwezi. L’initiative ambitionne de renforcer la sensibilisation contre les violences basées sur le genre et de promouvoir une exploitation minière plus responsable, respectueuse des droits et des communautés locales.
Mais au-delà du discours, une question demeure : cette fermeté affichée se traduira-t-elle enfin par des actions concrètes sur le terrain ?
Dans un secteur où les abus persistent depuis des années entre absence de contrôle, vulnérabilité sociale et impunité la réussite de cette nouvelle orientation dépendra de la capacité de l’État à appliquer la loi, protéger les victimes et sanctionner réellement les responsables.
Daniella Kalala
