Les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ont débuté le 25 novembre, marquant une nouvelle mobilisation mondiale pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles. En RDC, l’édition de cette année se distingue par un recours accru au numérique, devenu un outil central de sensibilisation.

Sur les réseaux sociaux, des ONG comme Ipas, Amaze ou Habari RDC, en partenariat avec Wallonie-Bruxelles International, déploient des campagnes massives : capsules éducatives, témoignages, débats en direct et relais par des influenceurs. Ces contenus visent à informer sur les mécanismes de signalement, combattre les stéréotypes de genre et encourager les témoins à briser le silence.
Si le digital élargit la portée de la campagne, les actions de terrain restent indispensables. À Kinshasa, Lubumbashi ou Matadi, plusieurs organisations continuent d’animer des dialogues communautaires, sessions de formation pour les jeunes et ateliers sur les droits des femmes. Les centres appuyés par l’UNFPA, quant à eux, poursuivent l’accueil des survivantes, offrant soins médicaux, soutien psychosocial et assistance juridique.
Cette année, l’accent est mis sur l’engagement de la jeunesse, très active en ligne pour relayer les messages clés, signaler les contenus dangereux et orienter les victimes vers les services d’aide.
Entre mobilisation digitale et initiatives communautaires, la RDC rappelle que la lutte contre les violences basées sur le genre exige un effort collectif, sur les réseaux comme sur le terrain.
Daniella Kalala
