Le Congo au-delà des Mines : Judith Suminwa fait valoir d’autres potentialités du pays

Une délégation gouvernementale congolaise de haut niveau, conduite par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, a choisi de rencontrer un partenaire stratégique de premier plan : la Fédération des entreprises romandes (FER). Représentant 29 000 entreprises membres couvrant tous les secteurs de l’économie de la Suisse romande – de l’industrie aux services, en passant par le négoce, la logistique et la finance – la FER constitue un interlocuteur incontournable pour toute nation, comme la RDC, qui souhaite transformer la richesse de son sous-sol en une prospérité durable et diversifiée.

Cette rencontre stratégique s’explique par le rôle central de la FER dans l’écosystème économique suisse. En rassemblant des entreprises de toutes tailles, des PME aux multinationales, la FER offre un accès privilégié aux compétences, aux technologies et aux réseaux indispensables pour accompagner la diversification économique que cherche la RDC.

Parmi les entreprises membres de la FER présentes lors de cette rencontre figurait le Mediterranean Shipping Company (MSC), leader mondial du transport maritime de conteneurs et de la logistique. MSC, dont le siège est à Genève, opère en RDC depuis des bureaux à Kinshasa et Matadi. Ses équipes y gèrent les opérations d’importation et d’exportation de biens pour des secteurs clés tels que l’agroalimentaire, les mines et la métallurgie, et les matériaux de construction.

La Première Ministre a souligné l’importance de cette rencontre pour porter un message essentiel sur la diversification de l’économie congolaise : « La RDC, au-delà des mines, offre d’immenses potentialités dans l’agriculture et les services », a déclaré Judith Suminwa. Elle a ajouté : « Nous sommes venus avec pour objectif principal de discuter de la chaîne d’approvisionnement des minerais stratégiques, afin de garantir une traçabilité complète. Ce que nous recherchons, c’est une diversification de l’économie, avec la nécessité de développer l’agriculture, les mines, mais aussi d’ajouter de la valeur et de renforcer les services ».

Un plaidoyer pour un nouveau narratif sur la RDC

À l’issue de la rencontre, le Ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a salué la qualité des échanges. « L’idée pour nous n’est pas de nier les difficultés, mais de refuser qu’elles nous définissent. Il s’agissait non seulement de parler traçabilité, mais aussi de montrer un pays en transformation, un pays capable d’offrir davantage de ressources à ceux qui viendront y investir », a-t-il affirmé.

Les investisseurs suisses conviés à saisir les opportunités

Me Philippe Cura, avocat d’affaires basé à Genève, a confirmé l’intérêt suscité par cette rencontre. « Les entreprises et investisseurs suisses déjà présents en RDC sont prêts à développer leurs investissements, et cette rencontre encouragera certainement de nouveaux acteurs à s’engager dans le pays », a-t-il estimé.

Maîtriser le cadre légal, condition sine qua non

Tout en présentant les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires, la Première Ministre a lancé un message sans équivoque aux investisseurs suisses. Elle les a invités à impérativement maîtriser les lois de la RDC et à opérer un choix judicieux de leurs partenaires locaux pour garantir la réussite de leurs projets.

La délégation gouvernementale a quitté les locaux de la FER avec la conviction d’avoir posé les bases d’une collaboration multidimensionnelle. Au-delà des secteurs traditionnels, cette rencontre ouvre la voie à des partenariats innovants centrés sur la formation de la jeunesse – première richesse du pays – et le développement d’une économie de transformation locale. C’est cette vision inclusive, passant de l’exploitation à la valeur ajoutée, qui positionne la RDC comme un partenaire économique d’avenir, capable de construire une prospérité partagée et durable.

G . H & Celcom Primature

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