Sept provinces de la République démocratique du Congo (RDC) sont actuellement touchées par l’épidémie de maladie à virus Ebola. Il s’agit de l’Ituri – épicentre de l’épidémie – du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uele, de la Tshopo, du Bas-Uele et enfin, du Sud-Ubangi. Plus de 7 200 cas confirmés depuis le début de cette 17e épidémie au mois de mai due au virus Bundibugyo dont 2.184 décès et 965 personnes guéries au 14 août 2026. Situé à Doko-Durba, à un vol d’oiseau d’Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele, Kibali Goldmines, la joint-venture entre Barrick Mining Corporation (Opérateur de la mine de classe mondiale), Anglo Gold Ashanti et la parapublique Sokimo, a répondu favorablement aux appels des autorités publiques pour une riposte nationale de grande envergure afin de stopper non seulement la propagation de cette maladie sur l’ensemble du territoire national mais aussi, d’éviter qu’elle touche la filière aurifère industrielle, en faisant un don des matériels divers destinés à renforcer les mesures de préparation et de riposte. Un geste salué par le gouverneur Jean Bakomito Gambu qui qualifie cette contribution de l’entreprise minière comme un grand soutien aux efforts des autorités congolaises.


Don des matériels divers destinés à renforcer la riposte
En effet, depuis plus de quinze ans (2009-2026) d’opérationnalisation de sa mine dans le Haut-Uele, Kibali Goldmines a progressivement marqué le paysage socio-économique de la région à travers des réalisations dans plusieurs secteurs. Des infrastructures scolaires aux centres de santé, en passant par les routes et autres ouvrages d’intérêt communautaire, l’entreprise minière, pionnière dans la relance de l’industrie aurifère en RDC, revendique une démarche visant à contribuer durablement à l’amélioration des conditions de vie des populations de cette partie du pays.
À Doko-Durba, cet engagement prend une nouvelle dimension dans le contexte de l’épidémie de maladie à virus Ebola. Kibali a fait une donation de 51 000 masques faciaux, 51 000 paires de gants médicaux, 500 lunettes de sécurité, 100 thermoflash, deux ambulances Toyota Land Cruiser, un corbillard Toyota, 28 lampadaires solaires, 13 tentes de 4 × 4 mètres ainsi que 13 bois et bâches destinés à l’installation d’abris. Une contribution qui s’ajoute aux infrastructures déjà financées par l’entreprise dans le secteur de la santé.
À Durba, Kibali a déjà construit un centre de traitement de la maladie à virus Ebola et mis un laboratoire à la disposition des équipes de riposte. C’est ce qu’a rappelé le directeur des opérations, Tim Richard qui a souligné dans son mot que la santé des populations constitue une priorité pour Kibali. Il a également rappelé les initiatives déjà engagées par la société minière, notamment l’acquisition de matériels et de ressources logistiques destinés à renforcer la prévention et la réponse locale.
Le médecin chef de zone de santé de Watsa (ZS – Watsa), le Dr Germain Tasile, qui coordonne les activités de santé publique, y compris la lutte contre les épidémies (comme la rougeole ou la Mpox) et les campagnes de vaccination, a salué quant à lui l’accompagnement de co-entreprise, qu’il considère comme un partenaire privilégié et permanent des autorités sanitaires. Il a notamment rappelé la construction et l’équipement, sur financement de Kibali, d’un laboratoire ainsi que la mise en place d’un centre de traitement Ebola, auxquels s’ajoute aujourd’hui la dotation en équipements et matériels destinés à renforcer les mesures de préparation et de riposte.
Pour le responsable sanitaire, cette nouvelle contribution constitue un appui important aux efforts engagés par les autorités provinciales, notamment après les mesures prises pour renforcer la surveillance dans la zone de santé de Watsa.
Empêcher la propagation de la maladie dans la zone de santé de Watsa
” Nous sommes très contents ”, indique le médecin chef de zone de santé de Watsa, en remerciant la direction générale de Kibali Goldmines, en commençant par le Directeur-pays de Barrick, M. Cyrille Mutombo, également Directeur Général de Kibali, et les différents chefs de départements pour leur implication. Il appelle désormais à conjuguer les efforts des équipes de riposte, des partenaires et de la communauté afin d’empêcher la propagation de la maladie dans la zone de santé de Watsa.
En partenariat avec le gouvernement provincial, la Division Provinciale de la Santé (DPS) et le Centre Hospitalier Kibali (CHK), un site est aménagé pour servir de laboratoire d’analyse pour les échantillons, mais aussi pour l’isolement et la prise en charge des cas suspects.
Quid des mesures de prévention internes
En partenariat avec le gouvernement provincial, la Division Provinciale de la Santé (DPS) et le Centre Hospitalier Kibali (CHK), un site est aménagé pour servir de laboratoire d’analyse pour les échantillons, mais aussi pour l’isolement et la prise en charge des cas suspects.
La direction de la mine, gérée par Barrick Mining, a intensifié également les contrôles sanitaires. Des campagnes de sensibilisation, des contrôles de température et des déclarations de voyage obligatoires ont été mis en place pour protéger les employés et la communauté locale.
Bien que des rumeurs aient circulé, la direction du centre hospitalier a officiellement démenti la présence de cas confirmés au sein de ses structures, maintenant une vigilance maximale en raison de la proximité avec la province de l’Ituri, foyer actif de l’épidémie.
Au-delà de l’urgence sanitaire, cette collaboration illustre une dynamique plus large entre les pouvoirs publics et Kibali Goldmines dans cette jeune province. Pour les responsables sanitaires, l’entreprise s’est imposée au fil des années comme un partenaire important aux côtés des communautés.
Dans la lutte contre Ebola comme dans les autres secteurs d’intervention, cette synergie public-privé entend ainsi renforcer les capacités locales et contribuer à une amélioration durable des conditions de vie dans la région. Le geste posé par Barrick est à copier par les nombreuses entreprises installées en RDC depuis des siècles et décennies ! Ebola ne connaît pas de frontières, la couleur de l’argent des donateurs et partenaires de la riposte ne doivent pas en connaître non plus !
Dieudonné Buanali
