Réformes constitutionnelles : La coalition C64 annonce deux manifestations, ECC et ERC divisées.

Le débat sur une éventuelle révision ou changement de la Constitution continue de susciter de vives divergences au sein de l’opinion congolaise. Cette fois, le comité exécutif de l’Église du Christ au Congo (ECC) est sorti de sa réserve en affichant une position claire lors de sa 66ᵉ session extraordinaire, tenue du 4 au 7 juin à Kinshasa. L’Église protestante estime que toute réflexion sur une réforme constitutionnelle doit être précédée d’un dialogue démocratique, inclusif et apaisé, mené dans le respect des dispositions constitutionnelles actuellement en vigueur.

Elle a insisté sur la nécessité d’un large consensus national pour toute initiative de réforme et a
Exhorté les acteurs politiques et sociaux à privilégier la sagesse, la tolérance et l’unité nationale afin de préserver la paix et la cohésion sociale.

D’un côté, les militants, fidèles d’église de réveil ont marché vendredi dernier dans certaines rues de Kinshasa à l’appel de la coalition citoyenne pour la nation en vue de soutenir le projet de changement de la constitution prôné par le pouvoir.

La coalition, d’après ses membres, comprend société civile laïque et société civile confessionnelle, avec à sa tête, Ejiba Yamapia, président de l’église de réveil du Congo qui soutiennent que la Constitution doit évoluer pour répondre aux réalités actuelles du pays.

De l’autre, l’opposition congolaise poursuit sa mobilisation contre le projet de changement de la Constitution. Elle a annoncé deux nouvelles actions dans les prochains jours.

Le dépôt d’une plainte le 9 juin contre le président Félix Tshisekedi pour ce qu’ils qualifient de coup d’État contre la Constitution, et l’organisation d’un sit-in devant le Palais du Peuple le 12 juin, afin de maintenir la pression sur les institutions et de réaffirmer leur opposition à toute révision constitutionnelle.

Alors que certains acteurs politiques, religieux et sociaux plaident pour une réforme constitutionnelle.

Certains observateurs estiment que cette nouvelle séquence politique pourrait marquer une montée des tensions entre le pouvoir et l’opposition dans les jours à venir

Didier ILUNGA

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