En pleine négociations de Doha, l’Émir du Qatar Tamim Ben Hamad Al Thani est attendu à Kinshasa. Sa visite devrait intervenir à un moment décisif pour la République démocratique du Congo, engagée dans une stratégie d’attraction de nouveaux partenaires capables de financer des projets structurants.

D’après le vice-Premier ministre de l’Économie Daniel Mukoko Samba, plusieurs lettres d’intention représentant plus de 21 milliards de dollars ont déjà été signées avec le groupe Al Mansour Holding, un montant qui illustre l’intérêt croissant de Doha pour les opportunités qu’offre le marché congolais.
Un cadre économique mis en avant
Le gouvernement congolais assure avoir assaini et renforcé l’environnement légal des affaires, le rendant plus attractif pour les investisseurs. Les autorités soulignent également la progression des performances économiques dans plusieurs secteurs stratégiques.
Le secteur minier, notamment, enregistre une année record : la production de cuivre a dépassé le seuil des trois millions de tonnes, un niveau qui confirme la montée en puissance de la RDC dans l’industrie mondiale des métaux.
Selon l’exécutif, cette dynamique constitue un atout majeur pour rassurer les potentiels investisseurs, en leur offrant des garanties de stabilité et de rentabilité.
Convertir les intentions en investissements réels
Avec cette visite au plus haut niveau, Kinshasa espère franchir une nouvelle étape : transformer les intentions déjà exprimées en investissements concrets, capables d’accélérer la modernisation du pays. Pour les autorités, l’enjeu est clair : capitaliser sur cette ouverture avec le Qatar afin de renforcer les infrastructures, soutenir l’industrialisation et stimuler la croissance nationale.
La présence de l’Émir du Qatar à Kinshasa apparaît ainsi comme un signal politique et économique fort, porteur d’espoirs pour l’avenir du partenariat entre les deux États.
Daniella Kalala
