RDC–Belgique | À New York, Maxime Prévot et Judith Suminwa abordent les dossiers sensibles

Sécurité dans l’Est, dialogue national, cohésion nationale, protection de la diaspora et restitution des restes humains issus de la période coloniale : plusieurs dossiers sensibles étaient au menu de la traditionnelle rencontre belgo-congolaise organisée en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

Le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a échangé avec la Première ministre congolaise Judith Suminwa et la ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner sur la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC.

Le responsable belge a notamment insisté sur l’importance du respect des engagements pris par les différentes parties dans les processus visant à favoriser le retour de la paix. Cette question intervient alors que Bruxelles suit également les efforts de médiation engagés autour de la crise dans l’Est. Maxime Prévot avait déjà évoqué ces enjeux avec le président Félix Tshisekedi quelques jours auparavant.

Le dialogue national au centre des échanges

Les discussions ont également porté sur l’initiative de dialogue national, notamment la question de son inclusivité et les mesures susceptibles de renforcer la cohésion nationale.

Pour Bruxelles, ce dossier s’inscrit dans une approche plus large de soutien au dialogue et à la stabilité institutionnelle en RDC. Maxime Prévot avait déjà indiqué, lors de précédents échanges, l’importance d’un processus de concertation inclusif.

Autre préoccupation abordée : la protection de la diaspora congolaise et des réfugiés congolais en Belgique, un sujet que les deux pays souhaitent traiter conjointement.

Vers le rapatriement de restes humains coloniaux

La rencontre a enfin été marquée par un geste à forte portée historique. Maxime Prévot a transmis à la partie congolaise une lettre du Premier ministre belge Bart De Wever répondant favorablement à la demande de rapatriement de restes humains datant de la période coloniale et conservés dans des institutions culturelles fédérales.

Cette question fait l’objet de démarches entre Kinshasa et Bruxelles depuis plusieurs mois. Une délégation congolaise s’était notamment rendue en mai 2026 à l’Institut des Sciences naturelles de Bruxelles pour examiner le dossier de la restitution potentielle du crâne de Lusinga Iwa Ng’ombe, figure de la résistance à la pénétration coloniale.

La décision belge ouvre désormais la voie à un travail technique et juridique sur l’identification des restes concernés et les modalités concrètes de leur restitution.

De la crise sécuritaire dans l’Est à la mémoire de la période coloniale, la rencontre de New York illustre ainsi l’étendue des enjeux qui structurent aujourd’hui le partenariat entre Kinshasa et Bruxelles.

José-Junior Owawa

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *