Nord-Kivu : 942 élèves absents à l’ENAFEP à Oïcha en raison de l’insécurité

La dernière journée des épreuves de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) à Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, a été marquée par l’absence de 942 élèves candidats.


Selon les informations, ces élèves n’ont pas pu participer aux examens en raison de l’insécurité persistante qui prévaut dans plusieurs localités de la région. Les attaques récurrentes et les menaces attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) continuent d’affecter la vie quotidienne des populations, notamment celle des apprenants.


Cette situation a contraint de nombreuses familles à limiter les déplacements de leurs enfants ou à quitter leurs villages par mesure de sécurité, empêchant ainsi plusieurs candidats de rejoindre leurs centres de passation.


Les acteurs du secteur éducatif s’inquiètent de l’impact de cette insécurité sur la scolarité des enfants dans le territoire de Beni et appellent à des mesures urgentes pour garantir un environnement sûr permettant aux élèves de poursuivre normalement leur cursus scolaire et de participer aux évaluations nationales.

L’ENAFEP constitue une étape importante dans le parcours scolaire des élèves, car il sanctionne la fin du cycle primaire. Cependant, dans plusieurs localités du territoire de Beni, l’insécurité continue de perturber le bon déroulement des activités scolaires et compromet l’accès à l’éducation pour de nombreux enfants.

Au-delà des statistiques, cette absence massive reflète les difficultés auxquelles sont confrontées les familles vivant dans les zones touchées par les violences. Les élèves, qui devraient se consacrer à leurs études et préparer leur avenir, sont contraints de faire face à des conditions sécuritaires précaires.

Cette situation rappelle l’importance du retour de la paix dans la région afin de garantir à chaque enfant son droit à l’éducation.

Reste désormais à savoir si les autorités éducatives prendront des dispositions particulières, notamment l’organisation d’une session spéciale, pour permettre aux candidats absents de passer leurs examens.

MYRIAM LIKIYO

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