L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), accompagnée de ses alliés politiques et de plusieurs organisations invitées à la mobilisation, a organisé mardi une marche à Kinshasa. Le cortège, parti de la 11ᵉ Rue dans la commune de Limete, a drainé des militants et sympathisants autour de plusieurs revendications et messages politiques défendus par le parti présidentiel.


La marche intervient dans un contexte politique marqué par des positions divergentes sur l’évolution de la Constitution. L’UDPS et ses alliés défendent le processus référendaire et se prononcent en faveur d’une évolution du texte constitutionnel, tandis que des forces de l’opposition, notamment la coalition C64, se sont récemment mobilisées contre tout projet de changement constitutionnel.
Au cours de la mobilisation, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a relayé le message porté par la direction de son parti. Pour le parti présidentiel, cette marche constitue une occasion d’exprimer publiquement son soutien aux institutions et aux initiatives politiques défendues par le chef de l’État.
Le changement ou la révision de la Constitution figure ainsi parmi les questions placées au centre de la mobilisation. Le parti présidentiel soutient également la loi référendaire, dans un contexte où la question de l’avenir du texte constitutionnel alimente un débat politique entre les différentes composantes de la classe politique congolaise.
Autre axe de la mobilisation : le dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi. L’UDPS considère ce processus comme une démarche devant permettre d’aborder plusieurs questions d’intérêt national.
Ce choix intervient alors que les appels au dialogue se multiplient dans le débat politique congolais, avec des positions différentes sur son format, ses objectifs et la participation des différentes forces politiques et sociales.
La marche de l’UDPS intervient une semaine après celle organisée à Kinshasa par la coalition C64. Le 15 septembre, cette plateforme s’était mobilisée notamment contre tout projet de changement de la Constitution. L’UDPS a donc choisi, à son tour, d’investir la rue pour afficher une position opposée sur cette question.
Ces deux mobilisations successives illustrent les divergences qui traversent actuellement la scène politique congolaise autour de trois questions : l’avenir de la Constitution, le processus référendaire et le dialogue national.
Au-delà du nombre de participants revendiqué ou observé, la succession de ces manifestations traduit surtout une volonté, pour chaque camp, de faire entendre sa lecture du contexte politique et de peser dans le débat national.
Pour l’UDPS et ses alliés, la mobilisation de ce mardi aura ainsi servi de cadre pour réaffirmer leur soutien aux institutions, au processus référendaire et au dialogue national, tout en donnant une visibilité publique à leur position dans le débat constitutionnel.
Héritier Lelo
