Les chauffeurs de transports en commun et de véhicules de transport avec chauffeur (VTC) annoncent une grève de deux jours, les 19 et 20 octobre 2026, à Kinshasa. Dans un courrier adressé au gouverneur de la ville, ils dénoncent le silence des autorités face à leurs revendications ainsi que la dégradation de leurs conditions de travail. Ce mouvement, s’il est déclenché, risque de perturber la circulation et de compliquer les déplacements des habitants de la capitale.


La menace d’une nouvelle grève ravive les tensions dans le secteur du transport urbain. Les conducteurs envisagent de suspendre leurs activités en l’absence de réponses concrètes des autorités à leurs préoccupations.
Cette situation n’est pas nouvelle. En janvier 2025, des chauffeurs avaient protesté contre la grille tarifaire du transport en commun. En mars 2026, d’autres mouvements de protestation avaient été signalés pour dénoncer les tracasseries liées aux contrôles routiers. Ces épisodes successifs témoignent de la persistance des difficultés auxquelles les professionnels du secteur sont confrontés.
Parmi leurs principales revendications figurent la transparence dans la gestion de la taxe de stationnement, l’achèvement des parkings modernes, la révision des tarifs de transport ainsi que des mesures efficaces pour lutter contre les embouteillages.
Si le mouvement est maintenu, ses conséquences pourraient se faire rapidement sentir. Travailleurs, élèves et commerçants risquent de rencontrer des difficultés pour rejoindre leurs lieux de travail, leurs établissements scolaires ou leurs activités commerciales, dans une capitale déjà confrontée à d’importants problèmes de circulation.
Cette menace de grève intervient également dans un contexte marqué par le mouvement de grève des médecins, ce qui pourrait accentuer les difficultés d’accès à certains services essentiels pour la population.
À la veille de la date annoncée, l’enjeu reste de trouver un compromis entre les chauffeurs et les autorités provinciales afin d’éviter une nouvelle paralysie du transport urbain et ses répercussions sur le quotidien des Kinois.
Didier ILUNGA
