20 ans plus tard, la RDC… revient au Mexique cette fois dans la ville de Guadalajara où elle a rendez-vous avec l’histoire.


Le 31 mars prochain, une victoire et la RDC est au Mondial.
En face d’eux : le vainqueur du match Jamaïque–Nouvelle-Calédonie, qui se jouera le 26 mars.
Mais pour arriver jusqu’ici les hommes de Desabre n’ont pas connu que des roses.
Ayant terminé deuxième du groupe B derrière le Sénégal, puis traversé le playoff CAF de novembre 2025 (Cameroun battu 1-0 en demi-finale, Nigeria sorti aux penalties après un 1-1 après prolongation, 4-3 aux tirs au but), C’est ce parcours-là qui l’a placé comme représentant de l’Afrique dans le tournoi intercontinental.
Arrivés dans ce tournoi, les Léopards ont directement vu la finale grâce à leur classement FIFA (48e mondial, 9e africain)
Jamaïque ou Nouvelle Calédonie ?
Le 26 mars, avant même que la RDC entre en jeu, Jamaïque et Nouvelle-Calédonie se disputeront une place en finale.
Les Reggae Boyz qui n’ont plus joué de mondial depuis 1998 en France, cherchent à retrouver leur niveau.
La Nouvelle-Calédonie, elle, n’a jamais vu une Coupe du Monde de près.
La CAN 2025, disputée au Maroc, a permis aux Léopards de mesurer leurs forces et leurs faiblesses. Malgré un parcours honorable, l’équipe a souffert d’un manque de régularité et d’efficacité offensive.
Sébastien Desabre, sélectionneur depuis plus de trois ans, a insisté sur la nécessité de transformer cette expérience en tremplin. « Nous sommes vraiment motivés. Nous sommes toujours sur la bonne voie pour atteindre notre objectif principal », a-t-il confié à la FIFA.
Le grand retour de Yoane Wissa, attaquant de Newcastle, constitue l’une des principales nouveautés. Blessé et forfait lors de la CAN 2025, il revient en force pour apporter sa vitesse et sa percussion dans le secteur offensif.
Autour des cadres confirmés, Chancel Mbemba, capitaine et pilier défensif, Cédric Bakambu, toujours précieux par son expérience, et plusieurs autres joueurs évoluant dans les grands championnats européens, Desabre a su maintenir un équilibre entre stabilité et ajustements.
Cette sélection reflète une volonté claire : s’appuyer sur une base solide tout en intégrant les retours et les renforts capables de faire la différence dans un match à enjeu historique
Au-delà de la préparation physique et tactique, l’équipe doit surtout renforcer sa cohésion et son mental. Chaque joueur sait que l’enjeu dépasse le simple résultat d’un match : c’est tout un pays qui attend de voir ses couleurs briller sur la scène mondiale.
L’encadrement technique met l’accent sur la discipline, la concentration et la gestion de la pression, des facteurs essentiels dans un match couperet comme celui des barrages. Les Léopards auront besoin d’être à leur meilleur niveau, aussi bien individuellement que collectivement, pour espérer franchir ce dernier obstacle.
La majeure partie de la population congolaise vivant au pays, restée fidèles malgré la distance, suit chaque mouvement de leur équipe avec impatience. L’atmosphère autour de ce rassemblement rappelle que le football congolais n’est pas seulement un sport, mais une fierté nationale.
Maintenant, tout est en place pour que les Léopards transforment leur rassemblement en force sur le terrain, et pourquoi pas, ouvrir la voie à une aventure historique au Mondial 2026.
Blessed Kuzola
