Le bureau de l’Assemblée nationale a publié mardi les candidats retenus pour les élections du président et de rapporteur adjoint de cette chambre du parlement. Clotilde Mutita, candidate présentée par Ensemble pour la République, parti de Moïse Katumbi, au poste de rapporteur adjoint a été retenue et Aimé Boji Sangara sa candidature a été aussi validée par le bureau pour le poste du président.
La chambre basse du parlement a suite à la démission de son président et de son rapporteur adjoint. Deux candidatures seulement ont été rendues publiques, une pour chacun des postes vacants : Aimé Boji pour la présidence et Clotilde Mutita pour le poste de rapporteur adjoint.alors qu’il reste qu’un jour pour la tenue de ce scrutin le 13 novembre prochain.
Contrairement au déroulement du scrutin qui a marqué la formation du même bureau au cours de cette législature. L’ex-président avait alors dû affronter, dans une sorte de primaire, Bahati au sein de l’Assemblée avant d’être élu, tandis que l’ex-rapporteur avait dû concurrencer l’ancien ministre de la Justice, tous deux membres de l’opposition.
Alors que Cette fois-ci, l’Union sacrée, plateforme de la majorité, n’est pas allée par quatre chemins. Elle a d’abord recueilli les candidatures avant de laisser son autorité morale désigner le candidat idéal. Pour certains observateurs, il s’agit d’un cadrage anticipé, car Aimé Boji, alors ministre de l’Industrie, avait déjà démissionné pour redevenir député et se prononcer en faveur du poste de président de l’Assemblée nationale : les jeux semblaient déjà largement tracés.
Pour Clotilde Mutita, son principal challenger, Christelle Vuanga, députée se réclamant de l’opposition, a vu sa candidature rejetée. Certains y voient une nouvelle illustration du rapprochement entre Ensemble pour la République, de Moïse Katumbi, et l’Union sacrée de Félix Tshisekedi.
Sauf miracle, estiment certains analystes, l’issue de l’élection semble déjà connue. Mais le plus difficile reste à venir : le futur président devra gérer cette session de septembre, consacrée au budget, puis naviguer entre les enjeux politiques et sécuritaires qui structurent durablement le pays.
Et ce contexte politique se complique encore avec deux grands événements à venir : la signature de l’accord de paix Kinshasa-Kigali, qui devrait faire suite à une précédente initiative de paix entre Kinshasa et la rébellion de l’AFDC-M23, et peut-être également la tenue d’un dialogue national dont les conclusions risquent d’apporter de nombreux bouleversements dans le paysage politique congolais.
Rappelons par ailleurs que les prochaines élections à l’Assemblée nationale sont annoncées pour ce jeudi 13 novembre de l’année en cours, comprendront désormais les candidats uniques dans ces deux postes vidés suite aux démissions sous pression de séries de pétitions visant plusieurs membres de l’ancien Bureau définitif.
Didier Ilunga
