La communauté de développement d’Afrique australe (SADC) s’emploie à améliorer la qualité des statistiques pour l’observatoire des Technologies de l’Information et de la Communication dans la région. La SADC organise un atelier à Kinshasa qui réunit des experts des pays membres. C’est le ministre des postes, Télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication José Mpanda qui a ouvert lundi 25 août les travaux qui iront jusqu’au 29 août.
L’atelier vise à renforcer les compétences des participants en matière de collecte et d’analyse de données incluant les Technologies de l’information et de la communication. Il s’agit pour la SADC d’harmoniser les statistiques dans plusieurs domaines en vue de mieux orienter les politiques publiques dans tous les pays membres de l’organisation.
L’atelier a également pour objectif de soutenir la mise en œuvre du Protocole de la SADC sur les statistiques et de la Stratégie de transformation numérique de la région, grâce au renforcement de l’Observatoire des TIC de la SADC. Il permettra notamment d’examiner les décisions statutaires de la SADC ainsi que les initiatives internationales relatives aux observatoires des TIC, d’étudier l’intégration des données issues de la téléphonie mobile (MPD), des outils géospatiaux et des mégadonnées dans les systèmes statistiques, et d’analyser les indicateurs et objectifs proposés pour le haut débit à l’horizon 2030.
« La RDC, à travers le ministère des Postes et Télécommunications, se réjouit d’accueillir cet atelier régional, qui s’inscrit dans un contexte où les statistiques des technologies de l’information et de la communication (TIC) sont devenues le socle des mesures de notre développement socio-économique, permettant la prise de décisions et de politiques publiques bien éclairées », a déclaré le ministre des postes, Télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication, qui a souligné que pour ce qui est des technologies de l’information et de la communication,
le gouvernement de la RDC est en phase avec la vision de président de la République Félix Tshisekedi de faire du numérique un levier fondamental pour le développement socio-économique de notre pays.
Le ministre José Mpanda a ensuite ajouté que ces statistiques [autour des TIC] sont essentielles pour élaborer des politiques publiques pertinentes, mesurer l’impact de nos actions et, surtout, réduire la fracture numérique au sein de notre région. L’atelier permettra également de « réfléchir à des solutions innovantes dans la perspective d’une réglementation harmonisée qui corrigera les inégalités dans l’offre des services des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans la région« .
Angèle Makombo, secrétaire exécutive adjointe de la SADC a abordé la question dans le même sens. Pour elle, l’enjeu de l’atelier en cours est d’harmoniser la manière de collecter, d’analyser et de rendre publiques les statistiques. « Nous [La SADC] ne produisons pas des statistiques solides, de manière régulière et harmonieuse. Chaque pays produit à sa manière…Nous avons besoin des données et ces données, ce n’est pas pour le plaisir de les avoir. Ce sont des outils qui permettent aux décideurs de définir les politiques publiques et de les mettre en œuvre », a déclaré la secrétaire exécutive adjointe de la SADC.

Pour sa part, Christian Katende, président de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPTC), a souligné que « cet atelier se tient à un moment charnière où la SADC, comme le reste du monde, vit une transformation numérique accélérée qui touche tous les secteurs, à savoir l’économie, l’éducation, la santé, la gouvernance, l’inclusion financière, ainsi que la compétitivité de nos entreprises« .
« Les TIC ne sont plus de simples outils, mais de véritables catalyseurs de développement. Pour en mesurer l’impact réel, nous avons besoin de statistiques solides, harmonisées et comparables au niveau régional », a indiqué Christian Katende.
Pendant cinq jours, les experts des statistiques, ceux des technologies de l’information et de la communication et autres représentants des pays membres de la SADC abordent plusieurs thématiques, notamment les méthodes de collecte de données, l’utilisation de logiciels statistiques et l’interprétation des résultats. Les participants auront également l’occasion de partager leurs expériences et de discuter des défis liés à l’utilisation des statistiques en Afrique australe.
Maillon essentiel
L’atelier se tient en RDC, pays dont le gouvernement, à travers, le Ministère des Postes et Télécommunications, « s’investit sans relâche à améliorer la collecte de données et à promouvoir la transparence dans le secteur », a déclaré Me José Mpanda Kabangu. Selon lui, en ce qui concerne les indicateurs de développement des TIC, la RDC a enregistré des progrès significatifs sur plusieurs indicateurs clés, bien que davantage des efforts doivent encore être consentis. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile a connu une croissance soutenue de 67,2% tandis que le taux de pénétration de l’internet a également progressé pour atteindre 35%.
La RDC veut donc être un maillon essentiel qui ambitionne de s’inscrire pleinement dans la politique de la SADC, celle d’harmoniser la collecte et l’analyse des données. Et ce, dans plusieurs domaines.
Patrick Ilunga