La session ordinaire de mars 2026 s’ouvrira officiellement ce lundi 16 mars au Palais du Peuple à Kinshasa, conformément aux dispositions de l’article 115 de la Constitution qui prévoit l’ouverture de cette session au mois de mars. Après trois mois de vacances parlementaires passés par les députés nationaux dans leurs circonscriptions respectives, la session de mars marque ainsi la reprise officielle des travaux.
Elle s’annonce particulièrement importante au regard des nombreux dossiers politiques, économiques et sécuritaires inscrits à l’agenda national et qui devraient alimenter les débats au sein de l’hémicycle.
Le Bureau de l’Assemblée nationale a invité les députés nationaux à prendre part à la séance plénière consacrée à l’ouverture solennelle de la session ordinaire de mars 2026, prévue ce lundi 16 mars à 13 heures dans la salle des Congrès du Palais du Peuple, à Kinshasa.
Cette session parlementaire s’annonce particulièrement dense au regard des enjeux politiques, économiques et sécuritaires auxquels fait face la République démocratique du Congo. Plusieurs dossiers majeurs devraient occuper les élus nationaux au cours des prochains mois.
Parmi les sujets attendus figure notamment l’examen des accords économiques en discussion entre la RDC et les États-Unis. Ces partenariats stratégiques, centrés notamment sur les minerais stratégiques, les investissements et le développement des chaînes de valeur, suscitent un vif intérêt au sein de la représentation nationale qui entend en évaluer les implications économiques et souveraines pour le pays.
La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC constituera également l’un des principaux points d’attention. Les députés devraient débattre de l’évolution de la crise dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, marquée par la persistance des groupes armés et les déplacements massifs des populations. À ce sujet, plusieurs élus plaident déjà pour un suivi plus rigoureux des stratégies militaires et diplomatiques mises en œuvre par le gouvernement.
Le contrôle parlementaire figurera aussi au cœur de cette session. Les membres du gouvernement seront appelés à répondre aux préoccupations des députés à travers des questions orales, écrites ou des interpellations portant sur la gestion des affaires publiques.
Dans la capitale, la montée de l’insécurité dans certains quartiers de Kinshasa devrait également faire l’objet de discussions au Parlement. Des élus envisagent de saisir le gouvernement afin d’obtenir des réponses concrètes face aux actes de banditisme urbain et aux violences qui inquiètent de plus en plus les habitants.
Les catastrophes naturelles, notamment les récentes inondations ayant affecté plusieurs zones du pays, pourraient aussi être examinées par la représentation nationale. Les députés entendent s’informer sur les mesures d’urgence prises par les autorités ainsi que sur les mécanismes de prévention à mettre en place pour limiter les dégâts lors des prochaines saisons des pluies.
À travers ces différents dossiers, la session de mars s’annonce comme un moment important de débat démocratique et d’évaluation de l’action gouvernementale.
Selon l’ordre du jour rendu public par le Bureau de la chambre basse, la séance plénière de ce lundi sera consacrée exclusivement à l’ouverture solennelle de la session ordinaire de mars 2026.
En prélude à cette rentrée parlementaire, le Bureau de l’Assemblée nationale, sous la direction de son président, Aimé Boji Sangara, s’est réuni au Palais du Peuple afin de finaliser les dispositions organisationnelles et d’arrêter les grandes orientations des travaux de la session.
Didier ILUNGA
