La gestion des opérations d’assainissement de Kinshasa laisse apparaître des divergences entre les autorités provinciales et la Task Force présidentielle de salubrité et d’assainissement. Au centre de ces tensions : la coordination des interventions et les déclarations relatives au financement des activités de nettoyage de la capitale.
Dans une correspondance datée du 2 novembre, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, répond aux préoccupations exprimées le 28 octobre par le coordonnateur de la Task Force. Ce dernier avait fait part de son indignation à la suite de certaines déclarations attribuées au gouvernement provincial.
Dans sa réponse, le chef de l’exécutif provincial salue l’implication du Service national dans les efforts d’assainissement, conformément à la décision du président de la République. Il plaide toutefois pour une lecture dépassionnée des propos ayant provoqué la controverse, rejetant tout rapprochement entre les discussions sur le financement des opérations et une éventuelle incitation à l’indiscipline militaire.
Daniel Bumba tient également à écarter toute idée de rivalité entre les structures engagées dans l’assainissement de la capitale. La Ville de Kinshasa, assure-t-il, n’entend pas entrer en compétition avec le Service national.
Au-delà de cet échange épistolaire, cette divergence soulève la question de la coordination des différentes structures mobilisées dans la lutte contre l’insalubrité à Kinshasa. Alors que les défis liés à la gestion des déchets et à la propreté urbaine demeurent importants, la clarification des responsabilités et des mécanismes de collaboration apparaît comme un enjeu majeur.
Le gouverneur propose ainsi une rencontre avec le coordonnateur de la Task Force afin de consolider leur collaboration. Reste à savoir si cette démarche permettra de dissiper les malentendus et d’éviter que les divergences institutionnelles ne ralentissent les efforts d’assainissement de la capitale.
Heritier Lelo
