En RDC, le gouvernement poursuit la sensibilisation aux nouvelles règles qui encadrent le petit commerce et le commerce de détail. La réforme réserve certaines activités aux Congolais et renforce l’encadrement des opérateurs économiques.

Le petit commerce est désormais réservé aux Congolais. Sont notamment concernés les étals dans les marchés publics, la vente de denrées alimentaires, le commerce ambulant et certaines activités de proximité.
Dans le commerce de détail, les opérateurs congolais restent prioritaires. Les investisseurs étrangers peuvent accéder à certaines activités spécialisées nécessitant d’importants capitaux, sous réserve de respecter les conditions prévues par la réglementation et, lorsque cela est exigé, d’obtenir un Avis de Non-Objection (ANO).
La réforme établit aussi une distinction entre le commerce de gros et le commerce de détail. Le cumul de ces activités est encadré afin de mieux organiser les circuits de distribution et de limiter la concurrence directe avec les petits commerçants.
Les opérateurs concernés sont appelés à identifier clairement leur catégorie d’activité et à se mettre en conformité avec les nouvelles dispositions. Les autorités prévoient également un contrôle de l’application de ces règles sur le terrain.
Autre enjeu, l’impact sur les prix et l’approvisionnement. La réorganisation du secteur pourrait modifier certains circuits de distribution. Le gouvernement assure vouloir parvenir à un marché mieux organisé et à une concurrence plus équilibrée.
Entrée en vigueur en 2026, la réforme accorde six mois aux opérateurs concernés pour se mettre en conformité. Les campagnes de sensibilisation se poursuivent avant l’application effective des nouvelles règles.
Henriel Mbokama
