La marche appelée par l’opposition ce mardi 15 septembre n’a pas connu la même dynamique dans toutes les provinces de la République démocratique du Congo. Dans plusieurs villes, la mobilisation est restée limitée, pour des raisons liées notamment au contexte sanitaire ou sécuritaire.

À Kisangani, dans la province de la Tshopo, la marche n’a finalement pas eu lieu. Les autorités ont évoqué le contexte sanitaire lié à l’épidémie d’Ebola et la nécessité de limiter les rassemblements.
Le journaliste Junior Lepieu explique :
« Comme nous sommes dans une période de riposte, pour éviter la propagation de la maladie, le gouverneur a pris un communiqué interdisant la marche pour la sécurité de la population. »
À Kalemie, dans le Tanganyika, l’appel à manifester n’a pas non plus mobilisé une foule importante. Dans cette partie du pays, la situation sécuritaire reste au centre des préoccupations.
Le journaliste politique Samuel Mwamba précise
« Depuis le 14 septembre, nous avons renoncé à cette marche. Nous pensons que le moment n’est pas propice, compte tenu de la situation sécuritaire. »
À Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, la situation a été différente. La marche avait été interdite par les autorités provinciales. Malgré cette interdiction, des membres de l’opposition ont tenté de se rassembler. Les forces de sécurité sont intervenues pour disperser les manifestants. Des interpellations et des cas de blessés ont été signalés.
Au final, la marche de la C64 aura connu des fortunes diverses selon les provinces. À Kisangani, le contexte sanitaire a empêché le rassemblement. À Kalemie, l’initiative a été abandonnée en raison de la situation sécuritaire. À Lubumbashi, l’interdiction de la manifestation a conduit à une intervention des forces de sécurité.
Une mobilisation donc contrastée, qui reflète aussi les réalités propres à chaque région du pays.
MYRIAM LIKIYO
