Près de deux jours après le lancement de l’atelier sur le Compte unique du Trésor urbain, la réforme engagée par les autorités provinciales de Kinshasa apparaît comme un tournant dans la gestion des finances de la capitale. En centralisant les recettes et les dépenses dans un compte unique, l’exécutif provincial ambitionne de renforcer la transparence, la traçabilité des fonds publics et l’efficacité de la gestion de la trésorerie.



À l’ouverture des travaux, le ministre a rappelé que le Compte unique du Trésor urbain est un mécanisme prévu par la législation sur les finances publiques.
Il consiste à centraliser, au sein d’un compte unique, l’ensemble des recettes perçues par les banques commerciales agréées avant leur affectation au financement des dépenses de la ville de Kinshasa.
Selon Magloire Kabemba, cette réforme permettra de rationaliser la gestion de la trésorerie en réduisant le nombre de comptes bancaires de la ville, mettant ainsi fin à la multiplication de comptes parfois inactifs et générateurs de frais inutiles. Elle vise également à renforcer le contrôle et la traçabilité des opérations financières, aussi bien en matière de recettes que de dépenses.
« Le Compte unique du Trésor permettra à la Ville de Kinshasa de gérer sa trésorerie de manière plus efficace, en assurant une centralisation des flux financiers et un meilleur contrôle des ressources publiques », a-t-il expliqué.
L’atelier rassemble les représentants des banques agréées, des services financiers de la ville, ainsi que des experts chargés d’accompagner la réforme.
Les échanges portent notamment sur le cadre juridique du dispositif et les modalités pratiques de son application, définies par l’arrêté portant création et fonctionnement du Compte unique du Trésor urbain.
Les responsables de ce projet rappellent que cette réforme s’inscrit dans le respect du principe d’unicité de caisse, reconnu comme l’un des fondements de la bonne gestion des finances publiques.
À terme, toutes les opérations financières de la ville de Kinshasa devront transiter par ce compte centralisateur afin d’assurer une meilleure sécurisation et une traçabilité complète des fonds publics.
Les autorités provinciales préviennent également que les paiements effectués en dehors des comptes reconnus par la ville ne produiront plus d’effets administratifs. Seuls les établissements bancaires agréés et autorisés par le ministère provincial des Finances seront habilités à gérer les opérations liées au Compte unique du Trésor urbain.
À travers cette réforme, l’exécutif provincial entend renforcer la gouvernance financière de Kinshasa, améliorer la mobilisation et le suivi des recettes publiques, et inscrire la capitale dans une dynamique de gestion plus moderne, plus rigoureuse et conforme aux standards de bonne gouvernance.
Damany Mujinga
