RDC – Mines : Sous l’impulsion du Président Tshisekedi, Raoul Wazenga engage le SGN-C dans la reconquête de la souveraineté géologique du pays

La République démocratique du Congo est engagée dans l’un des plus ambitieux programmes de recherche géologique de son histoire. À l’occasion d’une conférence de presse organisée le 15 juin 2026 au Golf Club de Lubumbashi, le Directeur général du Service Géologique National du Congo (SGN-C), Raoul Wazenga Vitima, a présenté les avancées des projets de cartographie géophysique aéroportée et géologique ainsi que les perspectives ouvertes par le projet d’études géologiques régionales et de certification des gisements du bloc Katanga-1A.

En effet, entouré de son équipe dirigeante, des experts du secteur et des représentants des médias, le Directeur général a exposé la stratégie mise en œuvre par le SGN-C avec l’accompagnement du Conseil d’administration afin de matérialiser la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place la valorisation des ressources naturelles parmi les piliers du développement économique et de la souveraineté nationale.

« Pour une recherche rigoureuse et prometteuse en RDC, il est impératif de placer la géologie au cœur de la gouvernance, assurant ainsi transparence, expertise scientifique et développement durable bénéfique à tous », a-t-il déclaré.

Une volonté politique affirmée de connaître les richesses du sous-sol

Au cours de son intervention, le Directeur général du SGN-C a salué l’implication personnelle du Chef de l’État dans la relance de la recherche géologique congolaise afin que le potentiel minier du pays soit mieux connu, évalué et valorisé à sa juste mesure.

Cette ambition s’inscrit dans une longue démarche de reconquête de la souveraineté géologique nationale, a-t-il poursuivi. Des premières explorations menées au début du XXe siècle par le Service géologique du Congo belge aux travaux réalisés dans le cadre de la coopération Zaïre-BRGM entre 1960 et 1999, en passant par le projet PROMINES entre 2014 et 2018, la RDC n’a cessé de renforcer sa connaissance de son sous-sol. Depuis février 2022, une nouvelle phase a été engagée grâce au Plan National Stratégique d’Exploration et à la mise en œuvre de vastes programmes de cartographie géologique et géophysique.

« L’historique démontre bien la volonté du Gouvernement congolais à recouvrer totalement la souveraineté sur la connaissance de ses ressources minières », a rappelé le Directeur général.

Près de 200 millions USD investis par le Gouvernement

Pour concrétiser cette vision, le Gouvernement congolais a consenti un effort financier majeur. D’après lui, le projet d’études géologiques régionales et de certification des gisements du bloc Katanga-1A est financé à hauteur de 16 millions de dollars américains par le Gouvernement. Parallèlement, le deuxième projet de cartographie géophysique aéroportée et géologique, lancé dans le cadre du nouveau contrat PC2G-RDC signé avec la firme Xcalibur en janvier 2026, bénéficie d’un financement public de 183 millions de dollars américains.

Au total, près de 199 millions de dollars américains sont mobilisés pour renforcer la recherche géologique nationale, illustrant la ferme volonté du Gouvernement de faire de la connaissance scientifique du sous-sol un outil stratégique de développement.

Ces projets mobilisent des experts du SGN-C, des consultants spécialisés, des universitaires, notamment de l’Université de Lubumbashi, ainsi que plusieurs services techniques du ministère des Mines afin de garantir la qualité scientifique des études et le transfert de compétences vers les experts congolais.

Katanga-1A, un projet stratégique pour les minerais du futur

Au cœur de cette stratégie figure le projet Katanga-1A. Situé dans la célèbre Copperbelt d’Afrique centrale, entre le sud-est de la RDC et le nord de la Zambie, ce bloc minier constitue l’une des régions les plus prometteuses au monde en matière de cuivre et de cobalt. La région est mondialement reconnue pour ses importants gisements de cuivre et sa forte production de cobalt. Elle regorge de gisements stratiformes Cu-Co qui alimentent depuis plusieurs décennies l’économie minière de la RDC et de la Zambie.

Aujourd’hui, son importance est davantage renforcée par la demande mondiale croissante en métaux critiques utilisés dans les batteries, les véhicules électriques et les technologies de la transition énergétique.

Découvrir les gisements de demain

Face à l’épuisement progressif des gisements de surface, le SGN-C entend désormais orienter ses efforts vers l’identification et la certification de nouvelles ressources enfouies. L’objectif principal est de valoriser le potentiel en cuivre, cobalt et métaux associés du bloc Katanga-1A à partir des données issues des levés géophysiques aéroportés réalisés par la société Xcalibur.

Les travaux prévus comprennent :

  • la réalisation d’une étude de prédictivité minérale ;
  • la détection des principales anomalies géophysiques et géochimiques ;
  • l’établissement d’un inventaire minéral détaillé du bloc Katanga-1A ;
  • l’identification et la sélection des cibles prioritaires ;
  • l’estimation des ressources minérales ;
  • la détermination des enveloppes minéralisées des cibles retenues ;
  • la certification de nouveaux gisements de cuivre et de cobalt.

L’ambition affichée est de doter la RDC de données géoscientifiques de pointe permettant de guider les investissements et de renforcer le portefeuille minier de l’État.

Une équipe mobilisée pour concrétiser la vision présidentielle

Pour Raoul Wazenga Vitima, les résultats obtenus depuis 2022 démontrent que le SGN-C dispose désormais des capacités techniques et humaines nécessaires pour conduire cette mission stratégique.

Avec l’appui du Conseil d’administration, des experts nationaux, des universités et des partenaires techniques, le Service Géologique National du Congo entend faire de la géologie le socle de la politique minière nationale.

À travers ces investissements historiques, le Gouvernement congolais pose les bases d’une meilleure connaissance du sous-sol national, condition essentielle pour transformer les richesses minières du pays en moteur de croissance, d’industrialisation et de prospérité partagée.

Une démarche qui s’inscrit pleinement dans la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de faire de la RDC une puissance minière moderne, souveraine et capable de valoriser elle-même ses ressources stratégiques au bénéfice des générations présentes et futures.

José-Junior Owawa

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