Réunis à Luanda, le président angolais João Lourenço et le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, James Swan, ont plaidé pour une meilleure coordination des différents processus diplomatiques engagés en faveur de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les deux responsables ont également réaffirmé leur soutien aux mécanismes de cessez-le-feu et aux efforts de stabilisation dans la région des Grands Lacs.
La coordination des initiatives diplomatiques destinées à mettre fin à l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo a dominé les échanges entre le Président Angolais João Lourenço et le chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), James Swan, lors d’une rencontre tenue récemment à Luanda.
Selon un communiqué de la Monusco, les discussions ont porté sur la nécessité de renforcer la complémentarité entre les différents cadres de dialogue actuellement en cours, notamment les processus de paix menés à Washington, à Doha et sous l’égide de l’Union africaine.
Pour les deux personnalités, une meilleure articulation de ces initiatives apparaît indispensable afin d’éviter la dispersion des efforts diplomatiques et de favoriser une approche cohérente susceptible de produire des résultats durables sur le terrain.
Dans cette perspective, James Swan a réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner la mise en œuvre des mécanismes de cessez-le-feu dans les zones affectées par les conflits armés. Il a rappelé que la Monusco demeure mobilisée pour soutenir les dispositifs de suivi et de vérification prévus dans le cadre des accords conclus entre les différentes parties.
Les Nations unies considèrent en effet le respect du cessez-le-feu comme une condition essentielle à l’instauration d’un climat de confiance favorable à l’avancement des négociations politiques et à la consolidation de la paix.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une intensification des consultations diplomatiques régionales et internationales autour de la crise sécuritaire qui secoue les provinces orientales de la RDC. Elle s’inscrit également dans la continuité des démarches entreprises par James Swan et l’Envoyé spécial de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Huang Xia, auprès de plusieurs dirigeants africains impliqués dans les efforts de médiation.
À travers cette offensive diplomatique, les Nations unies entendent renforcer la concertation entre les acteurs régionaux et internationaux afin de soutenir les initiatives visant à rétablir durablement la sécurité dans l’Est de la RDC.
La Monusco a par ailleurs salué le rôle joué par l’Angola dans la recherche de solutions à la crise congolaise. Sous la conduite du président João Lourenço, Luanda s’est progressivement imposée comme un acteur majeur des efforts de médiation dans la région des Grands Lacs.
Pour les partenaires engagés dans la recherche de la paix, la convergence des initiatives diplomatiques demeure aujourd’hui l’un des principaux leviers susceptibles de favoriser une stabilisation durable de l’Est de la RDC et de l’ensemble de la région.
Chris Mutombo
