Application de la ” Loi sur le privilège du Trésor ” : ‎Le FPI passe à la vitesse supérieure avec la formation de ses OPJ

Afin de maximiser les recettes et recouvrer correctement ses créances, le Fonds de promotion de l’industrie (FPI), a lancé le 08 juin à Kinshasa, une session de formation de ses plusieurs agents et cadres en qualité d’Officiers de police judiciaire. La cérémonie a été présidée par le ministre d’Etat en charge de la Justice Ngefa Atondoko Andali. À en croire la Cellule de communication et presse du FPI, ” cette formation sera assurée du 8 au 24 juin par l’lnstitut national de formation judiciaire (INAFORJ). ” La demarche du FPI vise à doter son personnel de nouvelles compétences à la suite de la promulgation de Loi n° 2023/011 du 25 juillet 2023 régissant les garanties et le recouvrement des créances par les entités publiques bénéficiaires du privilège du Trésor. Cette loi confère au FPI, le pouvoir de contrainte dans la collecte de la taxe de promotion de l’industrie et le  recouvrement de ses créances. 


‎En effet, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a lancé lundi, à l’Institut national de formation judiciaire, une session de formation de quinze (15) jours destinée à une cinquantaine de cadres et agents du Fonds de Promotion de l’Industrie. Ces derniers sont appelés à exercer les fonctions d’Officiers de Police Judiciaire (OPJ) à compétence restreinte.

‎Cette formation organisée par l’INAFORJ, établissement placé sous la tutelle du ministère de la Justice, s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de consolider l’État de droit, de protéger les ressources nationales et de lutter plus efficacement contre la criminalité économique et financière.

‎La cérémonie a réuni plusieurs personnalités, parmi lesquelles le professeur Martin Mulumba Tshitoko, Conseiller Principal au Collège Juridique et administratif du cabinet du Président de la République, l’honorable Vicky Katumwa Mukalay, présidente du Conseil d’administration du FPI, ainsi que le Directeur général du Fonds, Hervé Claude Batunkole.


‎Dans son allocution, Guillaume Ngefa a rappelé que la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption figurent parmi les priorités du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, mises en œuvre par le gouvernement conduit par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Il a inscrit cette formation dans le cadre des réformes en cours du secteur judiciaire, notamment l’opérationnalisation du Tribunal pénal économique et financier et l’élaboration d’un projet de loi anticorruption.

‎Le ministre de la Justice a souligné que l’attribution de la qualité d’OPJ à certains agents du FPI permettra de renforcer la prévention, la détection et la constatation des infractions portant atteinte aux intérêts de cet établissement public, qualifié d’outil stratégique de la politique nationale d’industrialisation.


‎” La qualité d’Officier de Police Judiciaire n’est pas un privilège ; elle est avant tout une responsabilité au service de la République ”, a-t-il insisté, rappelant que ces agents devront agir avec loyauté, impartialité et intégrité, sous l’autorité du ministère public et dans le respect des droits fondamentaux.


Éthique, probité et rigueur


‎Poursuivant son intervention, Guillaume Ngefa a mis l’accent sur l’exigence d’éthique et de probité : ” La force de l’État ne réside pas dans l’étendue des pouvoirs qu’il confère, mais dans la probité de ceux qui les exercent. La lutte contre la corruption et les atteintes au patrimoine public commence par la prévention, la discipline institutionnelle et la compétence des acteurs chargés de faire respecter la loi. ”

‎Le ministre de la Justice a rappelé que la crédibilité de la justice repose sur la qualité des enquêtes, la rigueur des procédures et l’intégrité des acteurs. Cette formation marque ainsi une étape importante dans la stratégie nationale de renforcement de l’État de droit, de protection des finances publiques et de promotion de la bonne gouvernance en République démocratique du Congo.


‎Prenant la parole pour la circonstance, le DG du FPI Hervé Claude Batukonke a insisté sur l’importance de cette formation. Pour lui, la formation n’est pas une dépense mais un investissement pour l’avenir de l’entreprise. Aucune réforme ne peut réussir si les hommes censés l’appliquer et l’accompagner ne sont pas à la hauteur’.


‎De son côté, le Directeur général ad intérim de l’INAFORJ, Gérard Katambwe Malipo, a assuré que cette session répond aux exigences pratiques et opérationnelles requises pour permettre aux futurs OPJ d’exercer leurs fonctions conformément au cadre légal.


‎La qualité d’Officier de police judiciaire à compétence restreinte sera conférée aux apprenants après une évaluation sanctionnée par un certificat. Les nouveaux OPJ prêteront serment devant le procureur compétent à l’issue de la formation. Cette session augure une série de formations continues au profit du personnel du Fonds de Promotion de l’Industrie.


‎Dieudonné Buanali

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