Kinshasa : validation de la création imminente de deux nouvelles directions financières pour maximiser les revenus de la ville.

La ville de Kinshasa change en profondeur sa façon de récolter l’argent public pour financer ses projets. Le gouvernement de Kinshasa va créer deux nouvelles agences pour remplacer la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK).Cette décision a été prise lors d’une réunion de travail importante. Magloire Kabemba, le ministre des Finances de la province, dirigeait cette rencontre. Les participants ont analysé et approuvé les textes officiels qui expliquent comment ces deux nouvelles agences vont fonctionner.

La première structure, dénommée Direction générale des impôts provinciaux de Kinshasa (DGIPK), aura pour mission la gestion des impôts provinciaux. La seconde, la Direction générale des droits, taxes et redevances de Kinshasa (DGTK), sera chargée du recouvrement des droits, taxes et redevances.
Pour Henri Mutombo, fiscaliste et économiste, cette réforme répond à la nécessité de corriger certaines insuffisances observées dans le fonctionnement de l’ancienne régie financière.
« Les autorités de Kinshasa ont sans doute estimé cette réforme nécessaire en raison des limites structurelles de l’ancienne régie. Les évaluations internes ont mis en évidence plusieurs blocages, notamment une concentration excessive des missions au sein d’une seule entité, ce qui limitait la spécialisation », explique-t-il.
Selon cet expert, la mise en place de deux structures distinctes vise à renforcer l’efficacité dans la mobilisation des recettes tout en améliorant la gouvernance financière de la capitale.

« L’objectif recherché est la performance à travers la spécialisation. Chaque régie pourra désormais se concentrer sur son cœur de métier, ce qui devrait permettre une meilleure efficacité dans la collecte des recettes. C’est avant tout une démarche de bonne gouvernance, à condition que cette réforme réponde effectivement aux attentes de Kinshasa », ajoute-t-il.

Cette réorganisation est perçue comme une étape importante dans le processus de modernisation de l’administration fiscale provinciale. Son succès dépendra toutefois de sa mise en œuvre effective et de sa capacité à accroître durablement les recettes publiques destinées au financement des services essentiels de la capitale.

Daniella Kalala

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *