Motion de défiance contre Jacquemain Shabani : Un test politique sous tension à l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo s’apprête à examiner, le lundi 27 avril prochain, une motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo. Une initiative parlementaire qui intervient dans un climat particulièrement tendu, marqué par des tentatives présumées de blocage et des divisions politiques internes.

Déposée par le député Laddy Yangotikala, cette motion met en cause la gestion du vice-premier ministre face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays. L’initiateur du texte évoque notamment une « incompétence manifeste », ainsi que des entraves au contrôle parlementaire, pourtant garanti par les principes démocratiques.

Mais au-delà du fond, c’est la procédure elle-même qui suscite la controverse. Plusieurs sources font état de pressions exercées sur les députés signataires, entraînant des rétractations en cascade. Dans ce contexte, une plainte pour faux en écriture a également été déposée contre le porteur de la motion, ajoutant une dimension judiciaire à cette crise politique.

Du côté de l’entourage du Vice-Premier ministre, on dénonce des manœuvres politiques internes au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), suggérant une lutte d’influence plutôt qu’un véritable débat sur la gouvernance sécuritaire.

L’examen de cette motion de défiance s’annonce ainsi comme un moment décisif, tant pour l’avenir politique de Jacquemain Shabani Lukoo que pour l’équilibre des forces au sein de la majorité parlementaire. Dans un contexte sécuritaire fragile, cette séquence met en lumière les tensions entre exigences de redevabilité et réalités politiques internes.

Héritier Lelo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *