Fermeture des mines artisanales illégales et clandestines à Mahagi et Aru : ‎Débarquement réussi du ministre Louis Watum Kabamba en Ituri

Le ministre national des Mines, Louis Watum Kabamba, a entamé depuis le lundi 20 avril une tournée d’inspection dans le Congo profond. Objectif double : évaluer les impacts de l’exploitation minière artisanale et industrielle dans les provinces du Bas-Uélé, de l’Ituri et du Maniema, et surtout, remettre de l’ordre dans ce secteur porteur de croissance où pillulent plusieurs opérateurs miniers illégaux et clandestins avec la complicité de certains fils du pays, civils et militaires compris, en violation de la Loi n°18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code Minier et du Règlement minier. Sont concernées par cette visite, selon la Cellule de communication et presse du Ministère national des Mines, les cités et villes minières de Bunia, Aru, Mahagi dans la province de l’Ituri, Buta dans la province voisine du Bas-Uélé et enfin, Kindu, dans la lointaine Maniema, ville qui a vu naître le reporter de Geopolis Hebdo faisant partie de la délégation. Première étape de ce débarquement au Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), les cités aurifères de Bunia, Aru et Mahagi.


‎Parti de Kinshasa dès 06h30, l’oiseau blanc, un Embraer affrété par le gouvernement et transportant le ministre Louis Watum Kabamba et toute sa délégation composée du Secrétaire général aux Mines, des Députés nationaux et Sénateurs de la Quatrième législature de la 3e République, des journalistes triés sur le volet et autres convives, a atteri à 10h00, heures locales, sur la piste de l’aéroport national de Bunia nouvellement réhabilité et modernisé par la société Mont – Gabaon, appartenant à un fils du terroir.

‎Après l’accueil chaleureux digne réservé à l’hôte de marque et toute sa délégation sous un soleil de plomb après une forte pluie qui s’est abattue dans la matinée dans la capitale de l’Ituri en pleine métamorphose, Louis Watum Kabamba et sa suite, à bord des jeeps officiels 4×4, ont pris la direction du Gouvernorat de province, traversant plusieurs artères asphaltées autrefois en terre battue dont la route de l’aéroport qui doit passer dans un avenir proche de 1X2 à 2X2 voies pour une meilleure fluidité, afin de présenter leurs civilisés au Gouverneur militaire et commandant des opérations militaires en Ituri, le Lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama. Une façon pour eux de baliser leur chemin et surtout, de recevoir la bénédiction de l’Autorité établie, avant la descente sur terrain.

‎C’est dans les territoires d’Aru et de Mahagi que la mission a pris une dimension plus opérationnelle. Dans la chefferie de Djalasiga, le constat dressé par le ministre Watum Kabamba révèle plusieurs sites aurifères exploités illégalement par des opérateurs étrangers, sans titres miniers ni permis, et recourant à des engins lourds en violation de la législation congolaise. Sur les sites dénommés Kolwezi, Nzani, Kodo et Lelemodi, mines artisanales autrefois exploitées par les colons belges avant l’indépendance du pays, le constat est le même : situation préjudiciable à l’économie nationale et aux communautés locales.

‎Toutes affaires cessantes, le ministre LWK a ordonné la fermeture sans autre forme de procès de toutes ces mines artisanales clandestines et illégales d’or, la saisie de leurs matériels qui doivent être entreposés aux bureaux des Administrateurs des territoires précités en attendant l’issue des enquêtes et de connaître les noms de ces opérateurs fantômes avec comme finalité, la saisine des instances judiciaires afin d’établir les responsabilités.

‎Cette mission stratégique, prévue du 19 au 23 avril 2026, vise à renforcer la gouvernance minière, améliorer la traçabilité de la production aurifère, lutter contre les circuits informels et faire des ressources minières un véritable levier de développement durable au profit des populations locales. Elle s’inscrit également dans la vision du président Félix Tshisekedi pour assainir le secteur minier. Un message ferme est lancé : l’exploitation clandestine ne sera plus tolérée.

‎Parmi les retombées attendues de cette mission figurent en bonne place, l’encadrement de l’exploitation artisanale, la relance de la Société minière aurifère de Kilo-Moto (SOKIMO), le respect de la réglementation en vigueur, la gouvernance environnementale et l’amélioration des retombées sociales pour les communautés riveraines.

‎Avant de quitter Aru pour Buta et Kindu en passant par Bunia, la dernière étape de cette mission de 5 jours, le ministre des Mines Louis Watum a eu une réunion  Aavec huis clos les autorités tant civiles que militaires de la contrée déterminés à apporter leurs pierres à ce combat salvatrice. Même exercice à Bunia avec les Directeurs et chefs des services du ministère des Mines, la société civile (…), et les représentants des associations des femmes. Prochaine étape, Buta et Kindu !

‎Dieudonné Buanali, envoyé spécial

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