Kinshasa : Le gouvernement acte le projet du viaduc « Baie de Ngaliema » pour désengorger la capitale

Lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue le 10 avril 2026 à la Cité de l’Union africaine, sous la présidence du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le gouvernement congolais a pris acte d’un ambitieux projet d’infrastructure visant à fluidifier la circulation dans la ville de Kinshasa.

Présenté par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, le projet de construction du viaduc « Baie de Ngaliema » s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre les embouteillages chroniques qui paralysent la capitale congolaise depuis plus d’une décennie. Le compte rendu officiel de cette réunion a été assuré par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

Une réponse structurelle à la congestion urbaine

Avec une croissance démographique rapide et une urbanisation peu maîtrisée, Kinshasa fait face à une saturation aiguë de ses principaux axes routiers, notamment ceux reliant les communes périphériques au centre administratif et économique de la Gombe.

Les routes comme la Rocade Nord-Ouest et l’avenue de la Montagne (Route de Matadi) figurent parmi les plus touchées.
Dans ce contexte, le projet du viaduc « Baie de Ngaliema » vise à offrir une solution durable à ces contraintes de mobilité. Il prévoit la construction d’un ouvrage de 3,5 kilomètres en configuration 2×2 voies, destiné à créer un contournement stratégique des zones fortement congestionnées, notamment les axes Kintambo–Magasin et Kintambo–Boulevard Mondjiba–Socimat.

Un tracé stratégique le long du fleuve

Selon les détails techniques présentés au Conseil, le viaduc prendra naissance sur l’avenue du Tourisme, à proximité de l’Hôpital de la Rive, traversera le site de Chanic pour se connecter directement au boulevard Tshiatshi, non loin de l’Hôtel Pullman. Le tracé, en bordure du fleuve Congo, s’appuie sur une conception moderne intégrant des échangeurs et des rampes d’accès contrôlés.

Avec une vitesse de référence estimée entre 60 et 80 km/h, cette nouvelle infrastructure vise non seulement à réduire les temps de trajet, mais aussi à améliorer la sécurité et la fluidité du trafic dans une zone névralgique de la capitale.

Un projet au cœur des ambitions du gouvernement

L’initiative s’inscrit dans la vision du gouvernement de moderniser les infrastructures routières et de soutenir le développement économique de la capitale.

En facilitant la circulation entre les rocades Nord-Ouest et Nord-Est, ce viaduc pourrait jouer un rôle clé dans la transformation du réseau de transport urbain de Kinshasa.

Bien que le Conseil des ministres se soit limité à prendre acte de cette note d’information, cette étape marque une avancée importante vers la concrétisation du projet. Les prochaines phases devraient concerner la mobilisation des financements, les études techniques approfondies et le lancement des travaux.

Dans une ville où les embouteillages impactent lourdement la productivité et la qualité de vie, le viaduc « Baie de Ngaliema » apparaît ainsi comme une réponse attendue à un défi structurel majeur.

José-Junior Owawa

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