Lutte contre le réchauffement climatique et le gaz à effet de serre : Kibali Goldmines migre vers les ” camions bennes électriques ” pour une exploitation minière propre, efficace et responsable

M. Dieudonné Kayeye, superintendant à Kibali Goldmines, a, lors d’une visite guidée – d’un groupe de journalistes triés sur le volet – dans cette mine de classe mondiale, le mardi 09 décembre 2025, organisée par la Haute Direction de la joint-venture en marge de la deuxième phase de translocation d’un troupeau de rhinocéros blancs dans le parc national de Garamba, a expliqué à ses convives la politique de Barrick Mining, opérateur de Kibali, qui va au-delà de la transition énergétique. La protection de l’environnement contre les effets néfastes du changement climatique et la conservation de la biodiversité sont aussi, selon notre guide du jour, des éléments centraux de la stratégie de développement durable de Barrick. 

Transition énergétique à Kibali, la mine opérée par Barrick Mining

En effet, Barrick a réalisé des progrès significatifs dans la construction d’une centrale solaire de 16 MW sur le site de Kibali afin de réduire sensiblement ses émissions de dioxyde de carbone de 45 kt à 24 kt par an dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et le gaz à effet de serre. Non seulement, il s’agit de la plus grande mine d’or d’Afrique et d’un chef de file mondial en matière d’automatisation, mais elle est devenu dans un laps de temps un modèle en matière d’énergies renouvelables dans le secteur minier africain. L’électricité de Kibali est déjà en grande partie fournie par trois centrales hydroélectriques [Ambarau (11MW), Anzambi (11MW) et Nzoro 2 (22MW)], mais la nouvelle centrale solaire et le système de stockage d’énergie par batteries, déjà mis en service, ont permis à Kibali de réduire sa consommation de combustible fossile de 53 % tout en augmentant la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique de 81 % à 85 %. ” Conçu pour pallier l’insuffisance de l’approvisionnement hydroélectrique pendant la saison sèche, ce système permet également à Kibali de fonctionner à 100 % avec de l’énergie renouvelable pendant six mois de l’année. ”, a indiqué M. Dieudonné Kayeye. 

Des camions bennes électriques pour une exploitation minière plus propre et plus efficace

Lors de cette visite – guidée, les chevaliers de la plume et du micro ont découvert sur le site des camions bennes électriques (Cfr. Photos d’illustrations) pour le transport des minerais. Une innovation. À en croire Dieudonné Kayeye, ” c’est une solution de plus en plus populaire pour une exploitation minière plus propre et plus efficace, offrant des performances équivalentes ou supérieures aux modèles diesel grâce à une meilleure efficacité énergétique, des coûts d’exploitation réduits (notamment pour la ventilation) et une amélioration significative de la sécurité et de la qualité de l’air ”. 

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et le gaz à effet de serre, a-t-il poursuivi, Barrick a acquis ces camions bennes électriques pour éviter la forte consommation de carburant avec comme corrolaire, la réduction au maximum des émissions de gaz à effet de serre dont le dioxyde de carbone. Et lorsque l’on veut lutter contre le réchauffement climatique, rappelle Dieudonné Kayeye, la première des choses à faire, c’est de réduire cette consommation de diesel. 

Il sied de savoir qu’il en existe deux modèles sur le marché : 1) à batterie (BEV) ou hybrides adaptés aux mines souterraines, 2) et de surface. Ils intègrent des technologies comme les batteries Lithium-Fer-Phosphate (LFP) et des systèmes de transmission électrique robustes pour gérer des charges lourdes sur des terrains difficiles. Cas de la marque Sany SKT105E employé par Kibali que nous avons pu apercevoir sur le site de production. 

Pour l’avenir, le superintendant de Barrick a annoncé que la multinationale a aussi beaucoup de programmes de reboisement qui se souscrivent dans cette logique. Les arbres sont plantés dans la concession, à l’intérieur de la mine, et au niveau des communautés riveraines, plus précisément dans les sites de rélocalisation. Chaque année, a-t-il révélé, Kibali se fixe des objectifs. Par exemple, pour l’année 2025 qui s’achève, l’objectif était de planter 10.000 arbres et jusqu’au mois de novembre passé, Kibali a déjà planté 11.000 arbres au-delà de l’objectif fixé. Barrick, l’opérateur en général, et Kibali, en particulier, font des efforts immenses pour lutter contre le réchauffement climatique dans la région. 

Quid de la gestion des bassins de rejet à Kibali ? 

Selon toujours notre source, Kibali a construit depuis décembre 2013 deux bassins (CTSF 1 et 2) qui reçoivent des effluents contenant de la cyanure venant de l’usine. Ils sont été mis en service depuis cette date et cette année, ils sont été fermés pour laisser la place au troisième bassin (CTSF 3). 

A Kibali, foi de Dieudonné Kayeye, le respect des obligations environnementales reste de rigueur et il y a un seuil à ne pas dépasser, la mine prend des précautions et se rassure avant l’atteinte du seuil que les travaux de construction du futur bassin avancent à pas de géant afin d’y recevoir les effluents très dangereux pour l’environnement. Tous ces bassins ont des geomembranes (Tissu noir en plastique). Depuis le début de leur construction jusqu’à la fin des travaux, le management de Kibali se rassure et prend toutes les précautions afin d’éviter les infiltrations qui peuvent contaminer la nappe phréatique et polluer l’environnement. Une unité de récupération de la cyanure depuis l’usine a été installée avec succès avant tout envoi des effluents dans les bassins situés à un vol d’oiseau. 

De l’avis de notre sémillant orateur, ” la construction des bassins de rejet a beaucoup d’exigences. Il y a d’abord des ingénieurs civils qui font les designs, les géo techniciens qui doivent se rassurer que les murs sont assez solides pour qu’ils ne puissent pas céder un jour comme on l’a vu récemment dans l’espace Katanga créant une catastrophe pour la communauté et la biodiversité. A ce sujet, Kibali fait de la surveillance géotechnique permanente son cheval de bataille et pendant les opérations, chaque semaine son équipe des techniciens passent pour inspecter la résistance des murs et installations. Des logiciels de dernière génération aide cette équipe à surveiller les bassins à distance de jour comme de nuit comment les murs sont en train de se comporter afin d’éviter des accidents dans la concession. 

Protection maximale de la faune autour du bassin de rochers

Dans son engagement inébranlable pour la conservation de la biodiversité, Kibali Goldmines a renforcé ses mesures de sécurité environnementale autour du bassin de rochers. Grâce aux Bird Canon, des canons de cartouches programmés pour effrayer régulièrement les antilopes, les oiseaux…, la mine prévient toute intrusion d’espèces pouvant être mises en danger, même si la concentration de cyanure est déjà fortement réduite par le système CRP. En plus de ces dispositifs automatiques, les équipes de Paragon assurent des patrouilles continues, épaulées par une clôture de sécurité installée pour éviter que les animaux, comme les antilopes, ne glissent accidentellement dans le bassin.

Rôle stratégique du Rompad de Kibali Goldmines

L’ingénieur André Agustin Adjusi, superviseur du Rompad à Kibali Goldmines, quant à lui, apporte des éclaircissements sur cette installation clé du site minier. Le Rompad est l’espace dédié au stockage et à l’alimentation en minerais, un point central dans le circuit de traitement du minerai. C’est là que les minerais provenant des différentes carrières dont Gorumbwa sont déposés dans des bacs spécifiques avant d’être transférés vers les équipements de broyage et de traitement. Selon l’ingénieur Adjusi, le Rompad regroupe plusieurs bennes et paniers de stockage, permettant d’organiser efficacement l’alimentation de l’usine et de garantir la continuité de la production. Il s’agit donc d’un maillon indispensable dans la chaîne opérationnelle de Kibali, assurant une gestion structurée et sécurisée des minerais avant leur transformation. Kibali, mine verte et protectrice de l’environnement ! 

Dieudonné Buanali, envoyé spécial

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