Pour renforcer le vivre-ensemble et assurer la sécurité à Uvira, les autorités provinciales ont intensifié les initiatives communautaires, notamment la relance de la structure Nyumba Kumi, après le départ, jugé par beaucoup de partiel des rebelles de l’AFC–M23/RDF.

C’est dans un souci de maintien de la cohésion sociale, de renforcement du vivre-ensemble et de consolidation de la sécurité, après ce que plusieurs observateurs qualifient de départ déguisé des rebelles de l’AFC–M23/RDF, que les autorités provinciales ont intensifié les mesures communautaires dans la région.
Le Gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a réuni les chefs de quartiers, chefs d’avenue et responsables communautaires. Au centre des échanges : la relance et la consolidation de la structure communautaire Nyumba Kumi, un dispositif organisé autour de dix maisons, destiné à renforcer la vigilance citoyenne, protéger les ménages et prévenir toute infiltration.
L’autorité provinciale a insisté sur la responsabilité collective dans la préservation de la paix à Uvira, conformément à la vision du chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Il a également rassuré la population de l’engagement du gouvernorat à accompagner ces efforts pour restaurer une paix durable, tout en annonçant l’octroi d’une prime non ponctuelle, afin de permettre aux responsables communautaires d’appliquer efficacement les mesures sécuritaires arrêtées.
” Nous avons pris une décision solennelle et unanime aussi pour pouvoir mettre en place des chefs de cellules c’est à dire toutes les dix maisons auront un chef pour pouvoir détecter les cas suspects ou les mauvais cas, détecter les nouvelles personnes qui arrivent dans les quartiers”, a annoncé Jean Jacques Purusi.
Cette décision a été accueillie avec surprise mais surtout satisfaction par la population, qui la considère comme une première depuis l’indépendance du pays.
Il convient de rappeler que l’AFC–M23, mouvement soutenu par le Rwanda, s’était emparé de la ville, plongeant le Sud-Kivu dans une grave crise sécuritaire. Et bien qu’une colonne de combattants ait quitté Uvira à la mi-janvier, plusieurs sources signalaient encore une présence armée résiduelle, évoquant une « unité d’observation ».
Didier ILUNGA
