C’est un signal fort de la part du FMI envers la RDC. Après l’approbation de la deuxième revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que la première revue de l’accord relevant de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la République démocratique du Congo annoncée par le ministère de finances, cette institution du Breton Woods décaisse une somme de 442 millions de dollars américains, dont plus de 312 millions USD destinés à l’appui budgétaire.
Pour le FMI ce décaissement prouve la stabilité du cadre Macroéconomique congolais qui se fait grâce à une meilleure coordination des politiques économiques et une gestion prudente des équilibres financiers, grâce à ces programmes. Un appui budgétaire d’environ 1,8 milliard de dollars américains est attendu pour soutenir et accélérer plusieurs projets structurants. Parmi les projets concernés figurent notamment le barrage hydroélectrique de Katende, la route nationale n°7 (RN7) et le projet COMPACT, des initiatives clés pour la relance économique, le renforcement des infrastructures et la promotion du développement durable du pays.
Selon plusieurs analyses cet accord entre la RDC et le FMI renforce la crédibilité internationale du pays et consolide les bases d’une croissance plus résiliente et inclusive, au bénéfice de la population congolaise. Économiquement, cette décision du FMI agit comme un stabilisateur macroéconomique et un accélérateur de croissance, en combinant financement budgétaire, confiance des investisseurs, maîtrise des équilibres macroéconomiques et appui à la transformation structurelle de l’économie congolaise.
Bien orientée, cette décision du FMI peut constituer un levier stratégique majeur pour la RDC, et un pas important pour rebooster une économie qui se distingue par sa capacité à être résiliente.
Daniella Kalala
