Le vice-premier ministre en charge du budget Adolphe Muzito a lancé une série de consultations dans le cadre de la préparation de la loi rectificative des finances de l’exercice 2026. Débutées lundi 09 mars, les rencontres consultatives se sont poursuivies ce mardi. Adolphe Muzito, accompagné du vice-ministre du budget Elysée Bokumwana, a reçu le Vice- premier ministre en charge de l’économie Daniel Mukoko Samba, et son collègue des transports Jean-Pierre Bemba. Ensemble, ces membres du gouvernement ont réfléchi sur les orientations économiques à mettre en place dans le cadre du collectif budgétaire de l’exercice 2026.
Selon le Vice-premier ministre de l’économie, il s’agit d’affiner les prévisions de dépenses dans un contexte mondial fortement chamboulé.
“Vous savez bien dans quel contexte la loi de finances 2026 avait été votée par le Parlement. Il y avait un accord entre le Parlement et le gouvernement pour qu’à la première session de cette année, donc à la session de mars, le gouvernement puisse déposer une loi rectificative des finances qui va mieux tenir compte de l’évolution de certains paramètres économiques, mais également dans la situation dans laquelle nous nous trouvons depuis le déclenchement de la guerre en Iran, de prendre en compte l’impact de cette guerre sur l’économie nationale”, a déclaré Daniel Mukoko Samba.
Parallèlement aux rencontres de haut niveau des membres du gouvernement autour du Vice-premier Ministre Adolphe Muzito, les experts de différents ministères se réunissent afin d’affiner les prévisions des recettes ainsi que celles des dépenses.
Le gouvernement devrait désormais s’atteler à implémenter un jeu d’équilibre. Il faut une lucidité de plus à l’exécutif, qui à travers le budget 2026 avait mis en place une batterie des réformes structurelles, telles que la digitalisation des procédures, l’extension de la fracture normalisée, la modernisation de la TVA, le guichet unique pour les microentreprises, le renforcement de l’impôt sur le revenu…
Le gouvernement Suminwa II avait affirmé que les réformes mises en place permettraient un accroissement conséquent des recettes. Il était alors prévu l’amélioration de la qualité de dépenses grâce, notamment, à l’assainissement du fichier de paie. Dans un contexte des défis qui s’accumulent, le gouvernement devrait veiller encore plus sur la qualité de dépenses.
Patrick Ilunga
