Le ministre national des Mines de la République Démocratique du Congo est arrivé, le 06 novembre, vers 2h00 du matin, heure locale, à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga. Aussitôt descendu de l’avion, Louis Watum Kabamba s’est rendu sur le site de la société minière Congo Dongfang Mining (CDM), où un débordement des résidus industriels a touché plusieurs quartiers environnants dont Kasapa et Joli City. Venant de Kinshasa la capitale, Louis Watum n’a pas voulu se faire raconter cette triste nouvelle. L’infatigable ministre de la République est venu en personne prendre connaissance de la situation sur le terrain et coordonner les mesures urgentes pour protéger la population et l’environnement.
En effet, aussitôt arrivé jeudi matin dans la capitale curprifere, le Ministre national des Mines, Louis Watum Kabamba, s’est rendu sans délai sur le site de la société Congo Dongfang Mining à la suite d’un incident environnemental majeur. Selon les premières informations recueillies, un débordement d’effluents industriels provenant d’un bassin de rejet aurait touché plusieurs quartiers environnants, suscitant de vives inquiétudes quant à la sécurité des populations et à la protection de l’environnement.


Sur le terrain, le constat dressé s’est révélé préoccupant : le bassin de rejet de la société CDM ne répond à aucun standard international. Absence de dispositifs de contrôle, de stabilité et d’étanchéité, inexistence d’un plan d’urgence en cas d’incident — autant de défaillances ayant conduit à une pollution manifeste des eaux, à la mortalité piscicole et à la contamination de l’environnement immédiat.

Au cours de la réunion de clarification tenue avec les responsables de CDM, le ministre Watum a exigé des explications techniques précises et des garanties fermes pour éviter la répétition de tels événements. Face à l’insuffisance des réponses fournies, des mesures conservatoires et coercitives ont été immédiatement décidées.
Ainsi, le ministre des Mines a procédé à la suspension immédiate des activités du site de CDM à l’origine de l’incident, pour une durée initiale de trois (3) mois, période qui pourra être prolongée si nécessaire.
Pendant cette période de suspension, la société est tenue de :
1) Assurer la rémunération de l’ensemble du personnel du site concerné ;
2) Procéder à la réparation intégrale des dommages environnementaux constatés ;
3) Indemniser les populations affectées ;
4) Et s’acquitter des pénalités prévues par le Code Minier et la réglementation en vigueur.
En outre, une commission technique mixte sera mise en place afin de mener des enquêtes approfondies, d’identifier les causes exactes de l’incident et d’établir les responsabilités à tous les niveaux.
À travers cette action, le Gouvernement de la République, par le biais du Ministère des Mines, réaffirme sa détermination à faire respecter strictement les normes environnementales et à promouvoir une exploitation minière responsable et durable, au service du développement national et du bien-être des populations congolaises.
Après la société Bethel Mining située dans le territoire de Sekebanza au Kongo Central, c’est le tour de CDM d’être sanctionnée pour avoir déversé des eaux du bassin de retenue dans l’environnement. Sur terrain, les dégâts écologiques et environnementaux sont énormes et visibles dans les zones touchées. Il faudra plusieurs mois pour revenir à la situation avant l’incident.
Dieudonné Buanali
