En marge de la 39ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine à Addis-Abeba, le Président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a mené une série d’entretiens diplomatiques centrés sur la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.

Son échange bilatéral avec son homologue angolais João Lourenço s’inscrit dans la continuité de la médiation conduite par Luanda pour restaurer une paix durable.
Les deux dirigeants ont insisté sur l’urgence d’opérationnaliser le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu afin de garantir une cessation effective des hostilités, tout en réaffirmant leur attachement au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale congolaise.
Le chef de l’État congolais s’est également entretenu avec le Président sud-africain Cyril Ramaphosa. Les discussions ont porté sur les enjeux bilatéraux et régionaux, notamment le soutien de Pretoria aux initiatives de paix en RDC.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la condamnation publique par l’Afrique du Sud de l’occupation de certains territoires congolais par l’AFC/M23, une position qui renforce la dynamique diplomatique régionale.
Ce séjour à Addis-Abeba illustre la stratégie de Kinshasa consistant à mobiliser les partenaires africains autour d’une réponse concertée à la crise sécuritaire. Dans le cadre du sommet de Union africaine, la RDC cherche à consolider les mécanismes régionaux de dialogue et de vérification afin de créer les conditions d’une désescalade durable dans l’est du pays.
En toile de fond, ces échanges traduisent la volonté des capitales africaines d’ancrer la recherche de solutions dans un cadre multilatéral, privilégiant la coopération diplomatique et le respect du droit international comme leviers essentiels pour la stabilité régionale.
José-Junior Owawa
