Paix en RDC : La révision de l’architecture de médiation au menu de la réunion de Lomé 

L’architecture de la méditation pour la recherche de la paix entre le Rwanda et la RDC d’une part et la RDC et les rebelles du M23 devrait être revue. C’est l’une des mesures prises lors de la réunion de haut niveau consacrée à la recherche de la paix en République démocratique du Congo a réuni un large parterre des personnalités.

La réunion a souligné “la nécessité de renforcer l’harmonisation, la cohérence et la coordination de l’ensemble des initiatives de paix, afin de capitaliser sur les synergies existantes et d’éviter toute fragmentation des efforts de médiation au détriment de la paix et de la stabilité à l’Est de la RDC”. “À cet égard, la Réunion a acté la révision de l’architecture de la Médiation, avec le Secrétariat Conjoint Indépendant en appui technique au Panel des Facilitateurs”, lit-on dans le communiqué final des travaux.

 La réunion tenue à l’initiative du président du conseil du Togo Faure Ngassingbe, médiateur de l’Union africaine pour la paix en RDC, a vu la participation de plusieurs experts sur les questions de paix et d’anciens chefs d’État du continent.

Il s’agit de l’ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, de l’ancien président du Kenya, Uhuru Kenyatta, de l’ancienne présidente de l’Éthiopie, Sahle-Work Zewde, du président du Botswana, Mokgweetsi Masisi et de l’ancienne présidente par intérim de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza.

Les Ministres des Affaires étrangères et des représentants de la République démocratique du Congo, de la République du Rwanda, de la République d’Angola, de la République du Burundi, de la République d’Ouganda, des États-Unis d’Amérique, de l’État du Qatar, de la République française et de la République togolaise ont également pris part à la Réunion.

Le Président de la Commission de l’Union africaine, Son Excellence Mahmoud Ali Youssouf, des représentants des Nations Unies, de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs, ainsi que de nombreux partenaires internationaux et représentants de la société civile ont participé aux travaux.

La Réunion de Haut niveau a passé en revue les efforts diplomatiques déployés aux niveaux africain et international au cours des douze (12) derniers mois en vue de rouvrir les espaces de dialogue entre les protagonistes du conflit et d’accélérer la dynamique vers la désescalade et des solutions négociées.

Au cours des travaux, le président de la Commission de l’Union africaine (UA) Mahamoud Ali Youssouf, a affirmé que cette crise a trop duré et a appelé les deux pays à faire preuve de courage et de sacrifice pour un compromis en faveur de la paix.

« Un compromis sans compromission », a-t-il souligné, insistant sur le fait que dans un contexte international actuel extrêmement tendu, l’Afrique ne pourra compter que sur ses seuls atouts.

« Il nous appartient de nous atteler à la tâche et de remettre le rôle de l’Union africaine au centre de notre action commune sur le continent », a-t-il ajouté.

Mahamoud Ali Youssouf a ensuite, invité les participants à la rencontre de Lomé, à être proactifs pour bâtir un cadre consensuel de dialogue et d’actions concertées entre le Rwanda et la RDC, tout en associant les pays voisins comme l’Ouganda, le Burundi et l’Angola dans la recherche de solutions à la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« Il faudra s’attaquer sans détour aux racines du problème. Préserver d’abord la souveraineté de la RDC, répondre aux préoccupations sécuritaires du Rwanda et de l’Ouganda, rassurer le Burundi, qui supporte le lourd fardeau des réfugiés et des personnes déplacées. En définitive, la solution à la crise à l’est de la RDC ne sera possible que lorsque ces questions obtiendront des réponses adéquates », a-t-il mentionné.

Patrick Ilunga

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