Le Ministre national des Mines, Louis Watum Kabamba, a pris part, ce mardi 25 février, à Kinshasa, autour du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, à la réunion de la Commission de lutte contre la fraude minière, en présence de l’Inspecteur Général des Mines récemment nommé par le Chef de l’État.







L’objectif de cette rencontre, selon la. cellule de communication et presse du Ministère national des Mines, était de procéder à une évaluation des actions prévues dans la feuille de route adoptée à la fin de l’année dernière et d’examiner le niveau de leur mise en œuvre.
Plusieurs avancées ont été enregistrées sur le terrain, notamment : 1) l’identification des entités de traitement ne répondant pas aux normes en vigueur et dont les sources d’approvisionnement sont inconnues ; 2) la fermeture des entités de traitement non conformes, et enfin ; 3) l’identification de toutes les coopératives ainsi que des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) auxquelles elles sont rattachées. Toutefois, il demeure nécessaire d’intensifier les efforts afin de faire face aux défis persistants.
D’après toujours notre source, ” les échanges ont également porté sur la problématique des exploitations illégales opérant sous couvert d’artisanat minier, caractérisées par l’envahissement de sites concédés et l’utilisation d’engins lourds en violation du cadre légal. ”
La commission a insisté sur la nécessité de distinguer ces pratiques frauduleuses des activités des exploitants artisanaux et des coopératives régulièrement établies, qui doivent être protégées et encadrées.
À l’issue des travaux, un plan d’action offensif et coordonné a été arrêté. Des actions concrètes seront engagées dans les prochains jours afin de restaurer l’autorité de l’État, sécuriser les opérateurs légaux et renforcer durablement la lutte contre la fraude minière dans toutes les filières dont la filière aurifaire. À ce sujet, il convient de rappeler que le Président de la République Félix Tshisekedi a déjà instruit le Gouvernement central pour la mise en place d’une stratégie nationale afin de capter et sécuriser le flux d’or au pays.
La nouvelle stratégie est étalée sur plusieurs axes. Objectif, s’assurer de la captation et de la sécurisation de flux de l’or en République démocratique du Congo (RDC). C’est ce qui ressort de la note de communication présidentielle dévoilée lors de la Réunion du Conseil des Ministres du vendredi 20 février dernier.
” Au regard du caractère stratégique de la filière aurifère, le Président de la République a instruit, sous la coordination de la Première Ministre, avec le concours de son Cabinet, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie Nationale, le Ministre des Finances, le Ministre des Mines ainsi que le Ministre du Commerce Extérieur, d’élaborer et de mettre en œuvre, sans délai, une stratégie intégrée, cohérente et opérationnelle de captation, de traçabilité et de sécurisation des flux d’or, en vue de préserver les intérêts économiques et financiers de l’État et de lutter efficacement contre la fraude et la contrebande ”. Tel est libellé l’extrait du compte-rendu de la Réunion du dernier Conseil des Ministres Lu par M. Patrick Muyaya Katembwe, porte-parole du Gouvernement congolais.
Cette rencontre est donc la suite donnée à la communication – à l’instruction – présidentielle aux Ministres précités.
Dieudonné Buanali
