Kinshasa, 10 novembre 2025 — L’expert en gouvernance environnementale Jean-Louis Koyagialo a vivement réagi à la pollution accidentelle des eaux à Lubumbashi, survenue le 4 novembre dernier à la suite du débordement d’effluents acides provenant du site de la société Congo Dongfang Mining (CDM).

En effet, dans une tribune parvenue ce lundi à votre rédaction, Koyagialo s’alarme sur ce qu’il qualifie de “désastre environnemental” ayant touché plusieurs zones de la capitale cuprifère, notamment le quartier Kassapa, où les eaux contaminées ont inondé routes, habitations et le marché Moïse.
Suspension des activités de CDM, mesure salutaire mais partielle !
L’expert salue la décision du Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, qui a suspendu les activités de CDM pour trois mois, une sanction prise conformément au Code Minier. Koyagialo est convaincu que cette mesure traduit la volonté du Chef de l’État, Félix-Antoine TSHISEKEDI visant le renforcement de la responsabilité environnementale dans le secteur extractif.
« Cette décision courageuse incarne le principe de tolérance zéro face aux atteintes à l’environnement », s’est-il réjouit.
Le paradoxal silence du Ministère de l’Environnement !
En dépit du premier pas effectué par le Ministère des Mines, Jean-Louis Koyagialo s’interroge sur le silence du Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDDNEC), pourtant en charge du suivi environnemental du territoire national.
> « Alors que la RDC participe à la COP 30 et se présente au monde comme un pays-solution climatique, nous demeurons incapables de gérer nos propres crises écologiques », déplore l’expert.
Pour lui, cette contradiction fragilise la crédibilité internationale du pays et trahit un manque de coordination institutionnelle.
Des mesures urgentes réclamées
Pour y remédier, Jean-Louis Koyagialo préconise la réalisation immédiate d’un audit environnemental indépendant au site de CDM et des zones affectées par cette catastrophe industrielle. En outre, l’expert recommande au MEDDNEC de dépêcher une mission technique mixte composée de l’ACE (Agence Congolaise de l’Environnement) du FIPE (Fonds d’Intervention des Protection de l’Environnementaux); du DPEM et du Cabinet du Ministre.
D’après Koyagialo, cette mission devra permettre d’établir un état des lieux complet, d’analyser la qualité des eaux et d’évaluer les impacts sanitaires et socio-économiques subis par les riverains.
Il insiste aussi sur la nécessité de publier les résultats et d’adopter des mesures correctives et préventives pour éviter la répétition de tels incidents.
CDM sommée de réparer les dégâts
Jean-Louis Koyagialo estime que la société CDM doit réparer les préjudices causés, indemniser les victimes et se conformer strictement à la législation environnementale et minière en vigueur.
> « La responsabilité environnementale des entreprises minières doit cesser d’être un simple slogan », martèle-t-il.
Un appel à la transparence et au contrôle parlementaire
Enfin, l’expert invite les Députés et Sénateurs à se saisir du dossier afin d’exercer leur rôle de contrôle de l’action gouvernementale, dans un esprit de transparence, de justice environnementale et de protection des populations.
Pour rappel, l’incident de pollution à Lubumbashi intervient dans un climat de forte pression sur les sociétés minières opérant dans le Katanga, régulièrement accusées de non-respect des normes environnementales.
CDM, filiale du groupe chinois Huayou Cobalt, figure parmi les plus grands transformateurs de cuivre et de cobalt de la région.
Par la Rédaction dénonce l’inaction du ministère de l’Environnement après la pollution par CDM
Kinshasa, 10 novembre 2025 — L’expert en gouvernance environnementale Jean-Louis Koyagialo a vivement réagi à la pollution accidentelle des eaux à Lubumbashi, survenue le 4 novembre dernier à la suite du débordement d’effluents acides provenant du site de la société Congo Dongfang Mining (CDM).
Dans une tribune rendue publique ce lundi, Koyagialo s’alarme d’un désastre environnemental ayant touché plusieurs zones de la capitale cuprifère, notamment le quartier Kassapa, où les eaux contaminées ont inondé routes, habitations et le marché Moïse.
Suspension de CDM : une mesure saluée
L’expert salue la décision du Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, qui a suspendu les activités de CDM pour trois mois, une sanction prise conformément au Code Minier.
Selon lui, cette mesure traduit la volonté du Chef de l’État de renforcer la responsabilité environnementale dans le secteur extractif.
> « Cette décision courageuse incarne le principe de tolérance zéro face aux atteintes à l’environnement », a-t-il souligné.
Silence du Ministère de l’Environnement : un “paradoxe national”
En revanche, Jean-Louis Koyagialo s’interroge sur le silence du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat (MEDDNEC), pourtant chargé du suivi environnemental du territoire national.
> « Alors que la RDC participe à la COP 30 et se présente au monde comme un pays-solution climatique, nous demeurons incapables de gérer nos propres crises écologiques », déplore-t-il.
Pour lui, cette contradiction fragilise la crédibilité internationale du pays et trahit un manque de coordination institutionnelle.
Des mesures urgentes réclamées
L’expert recommande la réalisation immédiate d’un audit environnemental indépendant du site de CDM et des zones affectées. Il demande également au MEDDNEC de dépêcher une mission technique mixte composée de l’ACE, du FIPE, du DPEM et du Cabinet du Ministre.
Cette mission devra établir un état des lieux complet, analyser la qualité des eaux et évaluer les impacts sanitaires et socio-économiques subis par les riverains.
Il insiste aussi sur la nécessité de publier les résultats et d’adopter des mesures correctives et préventives pour éviter la répétition de tels incidents.
CDM sommée de réparer les dégâts
Jean-Louis Koyagialo estime que la société CDM doit réparer les préjudices causés, indemniser les victimes et se conformer strictement à la législation environnementale et minière en vigueur.
> « La responsabilité environnementale des entreprises minières doit cesser d’être un simple slogan », martèle-t-il.
Un appel à la transparence et au contrôle parlementaire
Enfin, l’expert invite les Députés et Sénateurs à se saisir du dossier afin d’exercer leur rôle de contrôle de l’action gouvernementale, dans un esprit de transparence, de justice environnementale et de protection des populations.
Contexte
L’incident de pollution à Lubumbashi intervient dans un climat de forte pression sur les sociétés minières opérant dans le Katanga, régulièrement accusées de non-respect des normes environnementales.
CDM, filiale du groupe chinois Huayou Cobalt, figure parmi les plus grands transformateurs de cuivre et de cobalt de la région.
Par la Rédaction
