Kinshasa – contrôle technique : Ce que pensent les kinois de la première semaine de cette mesure

La semaine qui vient de s’achever était marquée par  le début de l’opération de contrôle routier strict lancée  par le gouvernement provincial de Kinshasa. Une mesure, qui conditionne la circulation des véhicules à la présentation de documents en règle  permis de conduire, assurance, vignette, contrôle technique. Certains kinois ont évalué la première semaine de cette mesure de l’autorité urbaine.

Pour le vice-président du conseil national de la jeunesse, Fiston DJONGA, “la première semaine du contrôle technique a été riche d’enseignements. D’un côté, c’est une initiative très positive, car elle contribue à renforcer la sécurité routière et à prévenir les incidents liés à des véhicules en mauvais état. Elle permet également de réduire, à terme, les embouteillages en limitant les pannes et les accidents sur la voie publique.” a-t-il encouragé la mesure.

” En tant que jeunesse congolaise, nous saluons cette démarche et encourageons les conducteurs à se conformer aux normes. Nous voyons aussi dans cette initiative une occasion de sensibiliser la population, notamment les jeunes, à l’importance de l’entretien de leur véhicule et de la sécurité routière.” a-t-il poursuivi.

Chan Nsambi reste sceptique face à la mesure. ” l’État doit penser aux paisibles citoyens, kinois surtout car ils vivent en sortant mais les mettre dans des situations comme celles-ci c’est méchant. La ville doit penser aux population, il faut tout d’abord  une campagne de sensibilisation, montrer à ces assujettis l’importance de l’impôt et taxe ; mettre à la disposition de ces derniers de bonnes infrastructures routières. ” a-t-il déclaré.

” La première semaine de ce contrôle a été une souffrance supplémentaire en ce qui concerne la mobilité des kinoises et kinois. Vu la rareté des bus transco et les chantiers des routes mis en exécution depuis un certain temps, ce contrôle n’est pas arrivé au bon moment. Mais aussi, on se demande comment le recrutement a été organisé car dès la 1ere semaine on a vu d’une part, les arrestations des agents qui conditionnaient le passage des véhicules en échange d’argent et d’autres part, un agent qui a été licencié à cause du comportement.” a déclaré Guelord Siadi.

” C’est bien que l’Etat fasse le contrôle et exige les paiements des différentes taxes mais la population attend la mise en circulation d’un grand nombre des bus transco et surtout la fin des travaux de réhabilitation des routes. ” a-t-il souligné.

Un peu plus loin, Pedro Mvuezani a fait une étude comparative par rapport à de ce que paient les kinois pour obtenir ce document par rapport à d’autres capitales africaines.

” Yaoundé / Douala l’achat de tous ces documents fait 200 à 350$, au Brazzaville c’est 220 à 350 $, Dakar, 260 à 390 $, Abidjan c’est à 320 à 450 $Abuja / Lagos 120 à 200 $. À la lumière de cette comparaison, il apparaît clairement que Kinshasa figure parmi les villes les plus chères d’Afrique pour circuler sur la voie publique. Ailleurs, le total des frais ne dépasse généralement pas 350 $, alors qu’à Kinshasa, il atteint 564 $.” a-t-il fustigé.

Il sied de noter qu’après une première semaine d’exécution de cette opération du contrôle routier,   le gouverneur Daniel Bumba a procédé à une remobilisation des agents impliqués. Il a salué leur engagement et leur professionnalisme, tout en réaffirmant les objectifs fondamentaux de cette initiative : assainir durablement le secteur des transports, renforcer la sécurité routière et rétablir l’ordre sur les principales artères de la capitale congolaise.  Daniel Bumba, a lancé par ailleurs ce dimanche 1er février 2026, la deuxième phase de l’opération.

Didier ILUNGA.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *