Le Ministère des Postes et des Télécommunications de la République Démocratique du Congo organise, ce lundi 02 mars, dans la capitale congolaise, un atelier national consacré à l’élaboration et à la validation de la feuille de route nationale sur les télécommunications d’urgence (NETP/NTEP) et les systèmes d’alertes précoces (EW4ALL).
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des engagements régionaux de la République démocratique du Congo au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), avec pour objectif d’aligner le pays sur le Modèle régional de Plan National de Télécommunications d’Urgence (NETP).
À travers ce processus, les autorités congolaises entendent renforcer la préparation, la coordination et la continuité des communications en situation de crise, dans un contexte marqué par l’immensité du territoire national, la persistance de la fracture numérique et la multiplicité des risques, qu’il s’agisse de catastrophes naturelles, de crises sanitaires, d’incidents industriels ou de situations sécuritaires.
L’atelier réunit un large éventail d’acteurs institutionnels et techniques, notamment les ministères sectoriels concernés, l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), les opérateurs de télécommunications et fournisseurs d’accès à Internet, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), le Centre National de Télédétection, la Caisse de Solidarité Nationale, RENATELSAT, METTELSAT, ainsi que la Protection civile et la Croix-Rouge de la République Démocratique du Congo. Cette mobilisation multisectorielle traduit la volonté du gouvernement de structurer un mécanisme national de coordination opérationnelle capable de garantir la résilience des réseaux, la protection des infrastructures critiques et l’efficacité des systèmes d’alerte précoce sur l’ensemble du territoire.
Les travaux visent concrètement la mise en place d’un comité de pilotage, la validation d’un mécanisme national de coordination NETP, la création d’un annuaire national des acteurs stratégiques accessible 24 heures sur 24, l’évaluation des capacités nationales en matière de résilience des réseaux, ainsi que l’identification des insuffisances juridiques, techniques et organisationnelles. Ils devront aboutir à l’élaboration d’une feuille de route nationale couvrant une période de six à douze mois, assortie d’un plan d’actions immédiates.
À l’issue des travaux, les autorités ambitionnent de disposer d’un cadre institutionnel robuste, conforme aux standards régionaux et internationaux en matière de télécommunications d’urgence.
À travers cette démarche, le gouvernement congolais réaffirme sa volonté de moderniser l’architecture nationale de gestion des crises et de renforcer la capacité du pays à alerter, coordonner et intervenir efficacement face aux situations d’urgence.
Don Momat
