La problématique de la prévention et de la réponse aux catastrophes naturelles a été au cœur des échanges entre la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, et Kamal Kishore, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes. L’audience s’est tenue ce mardi à Kinshasa, en présence du Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani.

Cette rencontre a permis d’évaluer les mécanismes mis en place par le Gouvernement congolais pour réduire l’impact des catastrophes naturelles et renforcer la résilience des populations. À cette occasion, les Nations Unies ont salué les avancées enregistrées dans la gouvernance du secteur.
Selon Kamal Kishore, des progrès significatifs ont été réalisés, notamment sur le plan réglementaire. Il a rappelé l’adoption, en novembre 2025, de deux décrets majeurs portant sur l’institutionnalisation de la politique nationale de gestion des risques de catastrophes et l’élévation de la protection civile au rang de Direction générale. Ces réformes visent à doter le pays d’un cadre institutionnel plus structuré et à renforcer les capacités de réponse face aux crises.
Le Vice-premier Ministre de l’Intérieur a, pour sa part, réaffirmé l’engagement du Gouvernement à mettre en œuvre cette politique nationale, avec l’appui technique et financier des partenaires internationaux. Il a souligné l’importance de la prévention, de la préparation et du renforcement de la résilience communautaire afin de limiter les pertes humaines et matérielles.
La République démocratique du Congo est régulièrement confrontée à des catastrophes telles que les inondations, les érosions, les éruptions volcaniques et d’autres accidents majeurs, qui affectent les populations et les infrastructures. Face à ces défis, les autorités entendent renforcer les dispositifs existants pour mieux anticiper et gérer les risques.
Lors de l’audience, la Première Ministre a mis l’accent sur la nécessité de consolider le système d’alerte précoce, d’intensifier la coopération avec les partenaires techniques et de renforcer les mécanismes de prévention. Elle a également rappelé que le sixième pilier du Programme d’actions du Gouvernement prévoit l’amélioration de la gouvernance environnementale et l’assainissement des villes, afin de garantir un cadre de vie sain.
La réduction des risques de catastrophes figure parmi les priorités du Gouvernement Suminwa, tant pour la protection des personnes et de leurs biens que pour la gestion responsable de l’écosystème, conformément aux orientations stratégiques de son programme.
Don Momat
