La République démocratique du Congo entend capitaliser sur les acquis récents en matière de gestion macroéconomique pour poser les bases d’une croissance plus solide et inclusive. C’est dans ce contexte que s’est tenue la retraite stratégique annuelle du Ministère des Finances, clôturée par une série d’engagements forts en faveur d’une gestion publique davantage orientée vers les résultats.

Pendant trois jours, les responsables du secteur financier ont évalué l’exécution budgétaire de l’exercice 2025 et arrêté les priorités pour 2026. Lors de la cérémonie de clôture, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a dressé un bilan qu’il a qualifié d’encourageant, marqué notamment par le maintien de la stabilité macroéconomique, la maîtrise de l’inflation et le renforcement progressif des réserves de change. Ces indicateurs, selon lui, traduisent les effets positifs d’une discipline budgétaire accrue et d’une meilleure coordination des politiques économiques.
La clôture de la retraite a été marquée par la signature des contrats de performance 2026 avec les régies financières. Ce mécanisme vise à renforcer la redevabilité des administrations, à fixer des objectifs chiffrés de mobilisation des recettes et à améliorer la qualité de la dépense publique. Le ministre a insisté sur la nécessité de sécuriser durablement les ressources internes afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs et de garantir la continuité des investissements publics.
Les performances enregistrées par certaines régies, notamment la Direction Générale des Douanes et Accises et la Direction Générale des Impôts, ont été mises en avant comme des exemples du potentiel réel de mobilisation des recettes domestiques. Les autorités ont toutefois reconnu que le défi majeur demeure l’extension de ces résultats à l’ensemble du système financier public, à travers la digitalisation des procédures, la lutte contre la fraude et le renforcement de l’éthique dans l’administration.
À l’horizon 2026, la feuille de route arrêtée ambitionne ainsi de consolider les équilibres macroéconomiques, de financer des projets structurants à fort impact social et de faire de la performance budgétaire un levier concret d’amélioration des conditions de vie de la population congolaise.
Daniella Kalala
