Fête de fin d’année : Kinshasa au ralenti 

L’ambiance timide règne dans la capitale congolaise à une semaine de la fête de Noël. Les milieux publics ne reflètent encore rien de la fête, comme jadis Kinshasa connaissait en cette période, les  supermarchés et entreprises situés le long de grandes artères de la ville dévoilaient  un esprit de fête éclatant à travers des devantures magnifiquement décorées. Sapins géants, nœuds dorés ou rouges et scintillantes guirlandes lumineuses égayent le quotidien des passants. 

L’effervescence des fêtes de fin d’année avance à pas des tortues dans  les rues de Kinshasa. Dans les artères publics comme ici à la place des évolués, les préparatifs peinent à prendre leur rythme habituel.

Cependant, tout le monde n’a pas encore plongé dans l’effervescence commerciale. Certains Kinois  disent attendre leur paie avant de compléter leurs achats. Une réalité qui reflète aussi les défis économiques auxquels fait face une grande partie de la population.

” Ce manque d’engouement dans les préparatifs des fêtes de fin d’année est dû d’après moi,  au simple fait que la majorité des fonctionnaires ne sont pas encore payé.” a révélé un fonctionnaire qui a gardé l’anonymat.

” Que l’état puisse accélérer avec la paie pour nous permettre de bien entamé le processus des préparatifs enfin que nous enfants passent la fête dans la quiétude.” a-t-il ajouté.

Pour ce kinois, Le retard des décorations de la ville revient de la responsabilité de l’autorité urbaine alors que Kinshasa est le miroir de la RDC.

” Moi, je crois que la responsabilité de pouvoir embellir la ville, revient à l’autorité provinciale, l’hôtel de ville, celui qui a connu ce retard et pourtant Kinshasa est le miroir de la République démocratique du Congo.” déclare Stanislas MUKENDI.

Il sied de signaler qu’à quelques jours de fêtes de Noël et de bonne année,  la capitale s’expose à un chaos de mobilité, les autorités urbaines doivent encadrer la circulation routière avec rigueur, mais aussi adapter les mesures pour éviter de plonger Kinshasa dans un blocage général, à un moment où la population a besoin de respirer.

Didier ILUNGA

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