Dialogue national : La classe politique a son mot à dire

Longtemps réclamée par l’opposition, l’idée d’un dialogue national entre congolais, également portée par les confessions religieuses dont la CENCO et l’ECC, ne laisse personne indifférente. Le dialogue, encouragé par plusieurs partenaires occidentaux du pays dont la France et la Belgique est un horizon important pour la classe politique RD Congolaise.

Le  président de la République, Félix Tshisekedi habilité a convoquer un tel forum, a affirmé son ouverture à un dialogue inclusif et apaisé en République Démocratique du Congo. C’était lors de la cérémonie d’échange de vœux avec les ambassadeurs et diplomates accrédités en RDC, tenue samedi 31 janvier à Kinshasa. Le chef de l’État fait savoir du moins qu’il y a une ligne rouge aux éventuels pourparlers. Cette position du chef de l’État congolais suscite des réactions enflammées.

Faustin Ciamala communicant du parti LGD de Matata Ponyo, réitère l’attachement à la lettre de leur regroupement politique qui propose “la mise en place urgente d’un comité préparatoire au dialogue national inclusif, représentatif de toutes les composantes identifiés à ce jours”.

Fiston Djonga, vice-Président du Conseil National de la Jeunesse de la RDC salue la position du chef de l’état Félix Tshisekedi : “nous saluons l’intervention du Chef de l’État devant les corps diplomatiques, qui réaffirme avec clarté la vision de stabilité, d’unité nationale et de souveraineté de notre pays.”

”  L’appel à l’unité nationale, valeur fondamentale en cette période où notre pays fait face à des défis sécuritaires et sociaux majeurs. La jeunesse demeure un pilier de cohésion et refuse toute division susceptible d’affaiblir la nation. La volonté d’un dialogue responsable et encadré par les institutions légitimes, qui traduit l’attachement à l’ordre constitutionnel et à la stabilité républicaine. Pour nous, jeunes, le dialogue doit être un outil de consolidation de la paix, et non un moyen de fragilisation des acquis démocratiques.” a- t-il ajouté.

” Le côté positif de la position du chef de l’État Félix Tshisekedi face au dialogue national reste la tenue d’un dialogue sur le sol congolais avec une médiation congolaise mais là où le problème se pose, c’est la limitation des thématiques à aborder. On devrait crever l’abcès pour n’est pas faire le cercle vicieux càd Parlez de tous les maux qui nous rongent.” a déclaré Guelord SIADI, coordonnateur de l’asbl réveille-toi jeune kinois.

Au-delà de tout, pour le président Félix Tshisekedi, un éventuel dialogue, sera destiné à consolider la cohésion nationale sans jamais remettre en cause les institutions issues du suffrage universel.

Didier ILUNGA

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