Dialogue national inclusif  : Dodo Kamba déterminé à créer un climat de confiance

Portée par le Conseil inter-religieux congolais (CIC), présidé par Dodo Kamba, l’initiative « Vérité, justice et réconciliation » est entrée dans sa phase active. 

Depuis quelques jours, ses émissaires multiplient les consultations auprès des principales figures socio-politiques et religieuses du pays.

Objectif affiché : baliser le chemin vers un dialogue national inclusif capable de décrisper un climat politique et sécuritaire de plus en plus tendu en République démocratique du Congo.

 Mais en quoi cette démarche du CIC se distingue-t-elle de celle engagée depuis plusieurs mois par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo et l’Église du Christ au Congo ?

L’objectif affiché par le Conseil inter-religieux congolais est de créer un climat de confiance avant la tenue d’un dialogue national inclusif réunissant forces politiques, société civile et autres acteurs majeurs de la vie nationale.

Dans un contexte marqué par la multiplication des appels au dialogue, cette dynamique religieuse prévoit la mise en place d’une commission indépendante. 

Sa mission sera de recueillir les témoignages des victimes, identifier les responsabilités et formuler des recommandations susceptibles d’aboutir à des réformes institutionnelles.

Son coordonnateur, le pasteur Dodo Kamba, a déjà engagé des consultations avec plusieurs figures politiques de premier plan. 

Parmi elles, Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, mais aussi l’ancien parti présidentiel, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), ainsi que les dirigeants de la Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC), formation politique de Constant Mutamba.

Mais une question demeure : en quoi ces consultations diffèrent-elles des discussions menées en 2025 par le duo de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo ? À l’époque, il était question d’un « Pacte social pour la paix et le vivre-ensemble », destiné à répondre à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.

Ces échanges visaient déjà à bâtir un consensus national et international, à mobiliser les acteurs politiques et sociaux, et à ouvrir la voie à un dialogue inclusif pour renforcer la cohésion nationale.

La véritable nouveauté résidera donc dans la méthode, l’indépendance de la commission annoncée et, surtout, dans la capacité de cette initiative à produire des résultats concrets là où d’autres démarches ont peiné à dépasser le stade des intentions.

Didier ILUNGA

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