Contrôle des dossiers à la Défense : Premières révélations alarmantes sur des cas de fraude

La commission ad hoc chargée du contrôle physique des dossiers litigieux de 2 241 agents du personnel civil du Secrétariat général à la Défense a fait part d’un constat malheureux à mesure que l’ opération de contrôle se poursuit.

Lors d’une visite inopinée effectuée jeudi 2 avril sur le site des opérations, le Vice-premier ministre en charge de la Défense nationale Guy Kabombo Mwadyamvita a tenu à s’enquérir personnellement du bon déroulement de ce processus de vérification. Sur place, il a assisté à un briefing détaillé présenté par la coordinatrice de la commission, composée notamment de représentants du ministère de la Défense, de la Fonction publique, de l’Inspection générale des FARDC, du Secrétariat général à la Défense ainsi que des délégués syndicaux du personnel civil.

Selon les premières données communiquées, le contrôle physique n’a, à ce stade, couvert que 31 % des dossiers. Toutefois, les résultats partiels révèlent déjà une situation alarmante : plus de la moitié des cas examinés présentent des irrégularités majeures, notamment des substitutions d’identité, des doublons et des cas d’usurpation.

Ces constats ont été directement corroborés par Guy Kabombo Muadiamvita lui-même, qui a procédé à des vérifications ponctuelles en interrogeant certains agents présents sur le lieu du contrôle. Face à ces anomalies, il a annoncé des sanctions sévères à l’encontre des fraudeurs et des récalcitrants.

Par ailleurs, les agents dont les dossiers sont jugés conformes devront se soumettre à un contrôle rigoureux de leur numéro matricule, croisé avec plusieurs éléments d’identification, afin de statuer sur leur éventuelle réintégration.

Il convient de rappeler que cette commission ad hoc a été mise en place sur instruction de Guy Kabombo Muadiamvita, à la suite des audiences accordées aux agents civils écartés lors de l’assainissement du fichier de paie, initié par l’Inspection générale des finances il y a quelques années.

À l’époque, le Vice-Premier ministre avait promis la mise en place d’une commission mixte chargée de réexaminer les dossiers afin de rétablir les agents en règle dans leurs droits.

Cette opération s’inscrit dans la dynamique de redynamisation des Forces armées de la République démocratique du Congo, une vision portée par le Président de la République et Commandant suprême des FARDC, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elle vise notamment à assainir l’administration militaire et à garantir une gestion plus rigoureuse et transparente des ressources humaines au sein de l’armée.

Héritier Lelo

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