Compagnie aérienne nationale en difficulté : Congo Airways sollicite un financement auprès du FPI pour acquérir un nouvel aéronef

Le Directeur Général de la compagnie aérienne nationale Congo Airways, Alexandre Mukendi et son adjointe ont également rencontré le vendredi dernier le patron du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), actionnaire de Congo Airways qui, de nos jours, ne dispose d’aucun aéronef. L’entreprise est en difficulté et sollicite un financement auprès de son partenaire FPI pour acquérir un avion afin de relancer ses activités. En effet, après la Congolaise des Voies Maritimes (CVM) et les Lignes Maritimes Congolaises (LMC), c’est le tour du ” Léopard volant ”, surnom de Congo Airways, de frapper à la porte de la Direction Générale du FPI pour solliciter un appui financier afin d’acquérir de nouveaux aéronefs.

‎Pour les premières citées, la relance de leurs activités n’est qu’une question de jours. Après plusieurs années d’inactivité, ces deux entreprises du Portefeuille seront bientôt opérationnelles grâce au soutien du Fonds de Promotion de l’Industrie. C’est ce qui a justifié la présence le jeudi, 24 heures avant le plaidoyer de Congo Airways, au siège du FPI, de Jeanne Blandine Kawanda et de Gisèle Mbwansiem, respectivement DG de la CVM et DG des LMC. Les deux mandataires sont venus rencontrer le DG du FPI, Hervé Claude Ntumba Batukonke pour solliciter des crédits. La CVM s’occupe du dragage du fleuve Congo sur le tronçon Banana-Matadi pour faciliter la navigabilité des bateaux. La société vient d’acheter une drague et cherche l’argent pour l’acquisition d’une autre et la formation du personnel. La relance de la CVM fluidifiera le trafic, augmentera les recettes des de l’OCC, de la DGDA et de l’Ogefrem. Quant à Congo Airways, l’acquisition d’un nouvel aéronef permettra de relancer ses activités.

‎A un cri, répond un autre cri, dit-on. Tous les managers de ces importantes entreprises du portefeuille de l’État ont reçu la même réponse à leurs plaidoyers respectifs. Le DG du FPI Hervé Claude Ntumba a exigé à ses collègues, le business plan, les états financiers, la sérénité entre les gestionnaires, le chronogramme des activités et surtout l’orthodoxie dans la gestion des fonds à décaisser.

‎Pour éviter les expériences malheureuses des ” éléphants blancs ” et du gâchis, le FPI versera directement l’argent aux fournisseurs des équipements après une vérification minutieuse de tous les contours et les détails. Il désignera un chargé de suivi pour toutes les transactions. Les crédits devront être remboursés dans les délais.

‎Le DG Batunkoke a dit à ses hôtes de marque qu’il est ouvert aux affaires avec les privés comme avec les entreprises publiques mais restera exigeant, intransigeant et inflexible sur une gestion saine et rentable, conforme à la vision du président Félix Tshisekedi ‘’ Le Peuple d’abord’’.

‎La relance de Congo Airways peine toujours à se réaliser

‎” (…). Au niveau d’Air Congo, c’est une activité qui fonctionne bien. J’ai un peu de souci en ce qui concerne Congo Airways. En fait, après avoir présenté le programme et obtenu le quitus du gouvernement en juillet 2024, il fallait obtenir un financement auprès d’une banque locale UBA notamment mais malheureusement la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) qui devait apporter sa garantie bancaire, n’a pas suivi. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui, malheureusement, Congo Airways ne peut pas encore décoller, suite à ce forfait, si je peux dire “, a déclaré récemment le Vice-premier Ministre et Ministre des Transports, voies de communication et de désenclavement,

‎Jean-Pierre Bemba Gombo, lors du Forum Makutano. Voilà pourquoi, le Léopard volant s’est tourné du côté de l’avenue Lokele.

‎Créée le 15 août 2014 mais ayant effectué son premier vol le 20 octobre 2015, la compagnie nationale Congo Airways est née de la volonté du Chef de l’État Joseph Kabila, mise en œuvre par le Gouvernement, de promouvoir la sécurité et la démocratisation du transport aérien au Congo afin de favoriser l’intégration socio-économique du pays à travers d’importants mouvements de personnes et des biens. Société anonyme avec Conseil d’administration conformément au droit OHADA, elle a comme actionnaires le Gouvernement, l’Office de la gestion de fret multimodal (OGEFREM), Caisse national de sécurité sociale (CNSS), la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines), la Société Congolaise des Transports et des Ports (SCTP), le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et la Régie des voies aériennes (RVA). La compagnie a suspendu ses opérations le 11 novembre 2023, car les 4 appareils de la flotte nécessitaient des réparations, ce que la compagnie n’est pas en mesure de faire en raison de problèmes financiers. En novembre 2023, la flotte était composée de 2 Boeing 737-800 loués mais le contrat de lising a pris fin laissant Congo Airways sans appareils. La balle est du côté du FPI.

‎Dieudonné Buanali

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