Après la signature de l’accord de paix et de prospérité à Washington début décembre, le processus d’effort pour la pacification de l’est de la RDC va-t-il être mené par les africains ? En deux semaines, quatre pays ont expérimenté la dynamique de reprise d’initiative par les africains pour la paix en RDC. D’abord c’est le président Félix Tshisekedi qui s’est rendu à Luanda en vue de faire part au chef de l’État angolais João Lourenço de la situation sécuritaire en RDC, au plus fort d’une situation confuse à Uvira.

La ville stratégique du Sud-Kivu a vu entrer des rebelles de l’AFC/ M23, avant d’annoncer un retrait, qui par ailleurs est encore considéré par Kinshasa comme un faux retrait. Le chef de l’État Félix Tshisekedi a envoyé ensuite un émissaire au Congo – Brazzaville pour tenir informé le président Denis Nguesso de la volatilité de la situation. Au même moment ou presque, à Kampala, le président Yoweri Museveni a organisé un sommet où il s’agissait de parler de la crise en RDC. Cette dynamique politique et diplomatique est complétée par la venue dans la capitale congolaise du président togolais Faure Gnassingbé. Washington ayant mené à la signature de l’accord de paix, Doha étant dans un silencieux blocage, voilà l’Afrique qui tente de reprendre la main.
Au-delà de sa participation aux réunions du mécanisme conjoint de coordination en matière de sécurité sous l’égide de Washington, le Togo, dirigé par Faure Essozimna Gnassingbé, entend désormais faire bouger les lignes. Lomé prévoit d’organiser, le 17 janvier 2026, une réunion de haut niveau consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs.
Le Togo entend jouer pleinement son rôle de médiateur dans la crise congolaise. La réunion prévue le 17 janvier 2026 sera un cadre pour la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Lomé vise à renforcer la confiance et de faire progresser le processus de paix. Pour le Togo, les parties prenantes à la crise en RDC et dans les Grands Lacs doivent restées déterminées à promouvoir une paix et une stabilité durables dans la région.
Partie prenante du mécanisme conjoint de coordination en matière de sécurité, Lomé bénéfice de l’accompagnement des États-Unis pour faire progresser la mise en œuvre de l’accord de paix de Washington signé le 27 juin 2025.
L’axe africain devrait aider à consolider les engagements de paix. Dans cette orientation, en plus de l’Union africaine, la SADC, l’EAC, la CIRGL pourraient jouer une partition.
Patrick Ilunga
