La Société congolaise des industries de raffinage (SOCIR) a réceptionné une nouvelle barge, baptisée « Kilinda Matadi », d’une capacité de 2 500 mètres cubes. Cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport fluvial des produits pétroliers et à faciliter leur acheminement vers Kinshasa, dans un contexte marqué par des difficultés logistiques d’approvisionnement.


L’intégration de cette unité, accompagnée de son pousseur, porte à 12 500 mètres cubes la capacité totale de la flotte de la SOCIR, selon les informations communiquées à l’issue d’une mission d’évaluation du ministère des Hydrocarbures au Kongo-Central.
Conduite au cours du mois d’octobre 2026, cette mission a notamment concerné les installations de SEP Congo, LEREXCOM, SPSA COBIL et de la SOCIR, à Kinshasa et dans le Kongo-Central, notamment à Ango-Ango et à Muanda. Elle visait à examiner les capacités de stockage des produits pétroliers, à identifier les contraintes logistiques et à proposer des mesures susceptibles d’améliorer les conditions d’exploitation.
Sur le plan économique, le renforcement de la flotte de la SOCIR représente un levier potentiel pour améliorer la fluidité de la chaîne d’approvisionnement. Une capacité de transport accrue pourrait contribuer à réduire les difficultés d’évacuation des stocks et à faciliter l’acheminement des produits vers les centres de consommation, particulièrement Kinshasa.
Cette infrastructure intervient alors que les opérateurs du secteur font face à des contraintes affectant la remontée des produits pétroliers par voie fluviale, par pipeline et par route. Selon Me Djo Assani, conseiller de la ministre d’État aux Hydrocarbures, l’objectif est de permettre une meilleure évacuation des stocks à partir du mois de novembre.
L’amélioration des capacités logistiques pourrait également contribuer à limiter les ruptures d’approvisionnement et leurs répercussions sur les activités économiques dépendantes des carburants, notamment le transport, le commerce et certains services. Toutefois, les effets de cette acquisition sur la disponibilité des produits et sur les coûts d’approvisionnement dépendront aussi de la coordination entre les différents moyens de transport et de la capacité des infrastructures existantes à fonctionner de manière régulière.
Au-delà de l’acquisition de la barge, l’évaluation des installations pétrolières menée par le ministère des Hydrocarbures met en évidence l’enjeu de la modernisation de la logistique nationale. L’amélioration des capacités de stockage, de transport et d’évacuation des produits demeure un facteur important pour soutenir la continuité de l’approvisionnement du marché congolais.
Les résultats attendus de cette opération devront ainsi être appréciés à travers l’évolution effective des volumes acheminés, la réduction des contraintes logistiques et la régularité de l’approvisionnement des consommateurs.
Héritier Lelo
