Corridor de Lobito : la RDC appelle à une feuille de route claire pour accélérer les projets

La deuxième réunion de coordination de haut niveau sur le Corridor de Lobito s’est clôturée ce mardi 6 octobre 2026 à Lusaka, en Zambie, avec une volonté affichée des différents partenaires d’accélérer la mise en œuvre de ce vaste projet régional. La République démocratique du Congo, l’Angola, la Zambie, la Banque mondiale et leurs partenaires ont réaffirmé leur engagement à travailler autour d’un Plan Directeur Commun.

Pour Kinshasa, l’enjeu est désormais de passer des engagements à des actions concrètes. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a ainsi plaidé pour l’élaboration d’une feuille de route accompagnée d’indicateurs précis, afin de permettre un meilleur suivi des différents projets et d’identifier rapidement les éventuels blocages.

Les discussions ont notamment porté sur les infrastructures routières et ferroviaires, l’énergie ainsi que l’amélioration des infrastructures frontalières. L’objectif est également de faciliter la circulation des marchandises, de réduire les obstacles administratifs aux frontières et de renforcer les échanges commerciaux entre les pays concernés. Une attention particulière a été accordée à l’implication des petites et moyennes entreprises et à la création d’emplois.

Au-delà du transport des minerais vers les marchés internationaux, le corridor pose donc la question de la transformation locale des ressources. Le développement des infrastructures énergétiques devrait notamment permettre à la RDC et à ses partenaires de renforcer la transformation sur place des minerais et des produits agricoles avant leur exportation. Cette approche pourrait contribuer à accroître la valeur ajoutée créée dans la région.

La mobilisation annoncée de 2 milliards d’euros par l’Union européenne constitue, à ce titre, un appui important. Mais le défi reste celui de la concrétisation des financements et des engagements sur le terrain. Le ministre d’État, ministre du Plan et de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo Mbwizya, a indiqué que la RDC allait engager des réformes pour accompagner l’harmonisation du Plan Directeur Commun.

La réussite du Corridor de Lobito dépendra ainsi moins de la multiplication des annonces que de la capacité des États à coordonner leurs actions, respecter les échéances et lever les obstacles qui ralentissent encore les échanges. Pour la RDC, l’élaboration d’une feuille de route claire pourrait constituer une étape importante pour transformer les ambitions régionales du corridor en résultats concrets pour l’économie et les populations.

Chris Mutombo

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