Rentrée parlementaire : quels défis pour les provinces ?

La rentrée parlementaire de septembre 2026 intervient dans un contexte particulier pour plusieurs provinces de la République démocratique du Congo. Difficultés financières, insécurité persistante, état de siège ou encore contraintes sanitaires, les assemblées provinciales doivent composer avec des réalités différentes selon les territoires.

En Ituri et au Nord-Kivu, la situation sécuritaire continue de peser sur le fonctionnement des institutions provinciales. Les deux provinces restent sous état de siège, dont la prorogation de quinze jours a une nouvelle fois été adoptée le 28 septembre 2026. Ce régime exceptionnel, instauré face à la persistance de l’insécurité et à l’activisme des groupes armés, continue d’avoir des répercussions sur la vie publique et le fonctionnement des institutions.

Au Nord-Kivu, à la situation sécuritaire s’ajoute une urgence sanitaire. La province fait face à une épidémie de maladie à virus Ebola. Au 16 septembre, les autorités provinciales faisaient état de plus de 1 300 cas confirmés et de plusieurs centaines de décès. La situation sanitaire figure ainsi parmi les principales préoccupations des autorités et des institutions provinciales.

La Tshopo est également confrontée à l’épidémie d’Ebola. Plusieurs cas y ont été enregistrés, entraînant le renforcement du dispositif de surveillance épidémiologique. Malgré ce contexte, l’Assemblée provinciale a ouvert sa session ordinaire de septembre le 30 septembre. Les questions sécuritaires et sanitaires ont notamment été évoquées lors de cette rentrée.

D’une province à l’autre, les défis diffèrent donc. Aux difficultés financières auxquelles sont confrontées certaines entités s’ajoutent, dans l’Est du pays, l’insécurité et les conséquences de l’état de siège. Dans d’autres provinces, les contraintes sanitaires viennent également perturber le fonctionnement normal des institutions.

Face à ces défis, les assemblées provinciales doivent poursuivre leurs activités parlementaires et examiner les dossiers prioritaires, notamment les budgets provinciaux, dans un contexte où les conditions de fonctionnement restent difficiles.

Didier ILUNGA

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